Les parents estiment qu'un certain nombre de pistes ne sont pas examinées en profondeur. La possibilité d'un suicide de la part du chauffeur n'a ainsi, selon eux, pas été suffisamment vérifiée. Ils pensent également qu'un temps précieux a été perdu lors de l'opération de sauvetage.
Fin 2012, les parents des victimes ont pu voir les images de l'accident, qui ont posé plusieurs questions. Elles montrent ainsi l'absence d'arrivée des secours durant les 19 premières minutes.
Le dossier indique également que le chauffeur avait pris du Seroxat, un anti-dépresseur. Certains parents ont examiné les notes qui faisaient état de pensées suicidaires dans le chef de celui-ci. Selon eux, cette piste n'a pas été prise assez sérieusement par la justice suisse.
Les parents ont donc fait part de leurs doutes à la ministre de la Justice Annemie Turtelboom. Celle-ci a transmis toutes les questions et attend des nouvelles de la justice suisse la semaine prochaine.
Le procureur du Valais défend l'enquête
Aucune piste n'est écartée, répond le procureur du canton du Valais Olivier Elsig. Le médicament doit d'ailleurs encore faire l'objet d'un rapport d'expertise. "Un expert a été mandaté pour répondre à certaines questions en rapport avec" le médicament décelé dans l'organisme du conducteur, "notamment dans quelles circonstances il prenait ce médicament, quelles étaient les doses et puis surtout quelle pouvait être l'influence de ce médicament sur la conduite."




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