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Société » Consommation » article

La présidence tchèque contre le protectionnisme

10.02.09 - 14:45

Le présidence tchèque de l'Union européenne a défendu mardi sa décision d'organiser un sommet européen extraordinaire à la fin du mois pour évoquer le risque de protectionnisme.

Interrogé par un journaliste français à l'issue du Conseil Ecofin, le ministre tchèque des finances, Miroslav Kalousek, a affirmé que la tenue du sommet extraordinaire n'était pas directement liée au plan français de soutien à l'automobile, dont certains aspects suscitent des interrogations en Europe.

Le président français Nicolas Sarkozy a dévoilé lundi des aides supplémentaires à l'automobile d'un montant global de 7,8 milliards d'euros, dont des prêts de 3 milliards chacun aux constructeurs PSA Peugeot Citroën et Renault. Dans sa forme actuelle, le plan conditionnerait les aides au maintien de l'activité en France.

Cette condition alimente la polémique en Europe après les propos controversés de M. Sarkozy lors de sa prestation télévisée de la semaine dernière. "Si on donne de l'argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n'est pas pour apprendre qu'une nouvelle usine va partir en Tchéquie ou ailleurs", avait affirmé le président français.

La présidence tchèque de l'UE avait immédiatement répliqué en dénonçant un réflexe protectionniste contraire aux règles du marché intérieur européen, mais aussi à l'expérience laissée par la crise de 1929, où le repli des Etats avait nourri la grande dépression. M. Kalousek a maintenu la discussion sur ce terrain "neutre" mardi, réfutant la suggestion selon laquelle l'UE serait l'otage d'un différend bilatéral franco-tchèque. "Les risques posés par le protectionnisme sont à long-terme beaucoup plus importants que ceux liés à une baisse cyclique de l'activité", a-t-il affirmé, soulignant "ne pas avoir mentionné spécifiquement la France".

 

(Belga)


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