Après l’accident, des témoins ont rapporté avoir vu un nuage s’élever, d’autres se sont plaints de picotements aux yeux, de maux de gorge ou d’irritation de la peau. L’AFSCA a analysé des légumes prélevés dans des jardins à proximité de la zone de l’accident et les a comparés à d’autres échantillons recueillis un peu plus loin.
La porte-parole de l’institution, Yasmine Ghafir, est formelle: "Les analyses ont montré qu’il y avait une pollution historique environnementale, l’AFSCA conseille de ne pas donner les légumes feuillus aux enfants en bas âge, mais il n’y a pas de rapport avec l’accident ferroviaire".
Les riverains ont pris acte de ces résultats. "C'est positif", précise Luc Baleux, l’un de leurs avocats (et riverain lui-même de l’accident). Pourtant, il s’étonne que les prélèvements aient été faits plus d'un mois après le crash : "je ne suis pas scientifique, mais la question devra être posée à l’AFSCA, si on avait fait des prélèvements 5 ou 6 jours après l’accident, aurait-on pu découvrir d’autres choses, oui ou non ?".
Des responsables de la santé publique sont chargés de recueillir les témoignages des médecins de la région. Les riverains attendent leur rapport pour comprendre ce qui a pu causer ces symptômes : "On attend les conclusions des experts", précise Luc Baleux, "qui nous diront si c’est du court terme, ou si il peut y avoir des répercussions à plus long terme, on n’en sait rien. Personnellement je ne le pense pas, mais je voudrais avoir quelqu’un d’objectif qui me le dise".
Serge Otthiers




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