Cela ressemble fort à un enterrement de première classe. Officiellement, le projet n'est pourtant pas mort.
Le Vélib à Liège, c'est sûr, ce ne sera pas encore pour cette année. La Ville a fait ses comptes et estime qu'elle n'a pas les moyens de se payer un tel service par les temps qui courent.
Le principe de vélo en libre service existe pourtant déjà dans plusieurs villes européennes, notamment à Lyon ou à Bruxelles. Les bicyclettes sont parquées dans des stations disséminées sur le territoire de la ville et les passants peuvent les emprunter pour se rendre d'un point à l'autre de la ville, moyennant paiement. Mais le prix de la location ne couvre pas, loin s'en faut, le coût du service : principalement l'entretien des stations et des vélos.
Dans les expériences existantes, une partie du coût est pris en charge par une société spécialisée dans le mobilier urbain, type Decaux ou Clear Channel; qui se rétribue via de la publicité. Le reste de l'investissement incombe aux pouvoirs publics. Et sur la base de l'expérience des autres villes, les autorités communales liégeoises estiment que les coûts d'exploitation sont trop élevés. Officiellement, le Vélib n'est pas abandonné, mais simplement entre parenthèse.
Le service mobilité de la ville planche sur un projet alternatif, moins coûteux, mais aussi moins ambitieux.
F. Louis