Un équipage hétéroclite de scientifiques, enseignants et passionnés déterminés à vivre une expérience hors du commun, une "fabuleuse aventure" affirme, du haut de ses 17 ans, la Liégeoise Margaux Hoang. Avec ses compagnons d'équipage, elle entend bien mettre la théorie en pratique. Alors, ensemble, ils ont bravé un périple de plus de 24 heures - trois vols d'avions, quatre heures de route - pour monter à bord de la MDRS, une espèce de grosse boîte blanche plantée dans un décor de rêve au milieu des canyons et vallons rouge-orangés de l'Ouest américain, saupoudrés de neige en ce début février.
A leur arrivée, ils ont été accueillis par l'équipage 89, qui leur a remis les clés de la précieuse station sur le toit de laquelle flotte le très officiel drapeau martien (bleu, vert, rouge), un drapeau reconnu par les Nations Unies.
Pendant deux semaines, les trois Wallons et trois Flamands vont essayer d'accomplir les mêmes tâches qu'ils auraient à accomplir sur la planète rouge, avec les mêmes instruments et équipements. A pied ou en véhicule tout terrain, ces "marsonautes" amateurs vont donc explorer la région en scaphandre, à la recherche de spécimens géologiques et biologiques. Mais ils vont aussi, et surtout, essayer de vivre ensemble en toute harmonie... Une vie en huis clos, sans possibilité autre de contact avec l'extérieur que les liaisons radio avec le centre de contrôle de Denver au Colorado. Alors doux rêveurs ? Utopistes ? Comme les 7000 autre membres de la Mars Society - société mi-savante mi-lobby militant pour l'exploration humaine de Mars - ils pensent voir leur rêve prendre forme d'ici 20 à 30 ans. Reste un obstacle de taille : une réelle volonté politique.
Natalie Massart
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