Les communes n'ont plus de sous pour rénover leur piscine

Les communes n'ont plus de sous pour rénover leur piscine
Les communes n'ont plus de sous pour rénover leur piscine - © RTBF

La gestion des piscines publiques est un casse-tête pour bien des communes. C'est un budget important, avec des retombées financières pour les nageurs, et les capacités d'accueil sont parfois trop faibles face à la demande. Exemple à Hannut et à Waremme.

Chaque année, ils sont plus de 100 000 à venir faire quelques longueurs dans le bassin de Hannut. Ce sont beaucoup d'élèves des écoles de la commune et des environs mais aussi des familles. La piscine coûte plus de 160 000 euros par an en frais de fonctionnement à l'administration communale, sans compter qu'il est plus que temps de la rénover. Emmanuel Douette, bourgmestre de Hannut explique: "La piscine a ouvert en 1972.  Il était temps de passer à autre chose. On a fait beaucoup de travaux depuis 1972.  Maintenant, on est un peu à l'étroit, elle ne correspond plus aux normes des piscines modernes que l'on souhaite avoir".

Mais construire une nouvelle piscine coûterait plus de dix millions d'euros.  Un budget que cette commune de 15 000 habitants ne peut plus se permettre aujourd'hui. Hannut est donc allé frapper à la porte de la commune voisine, la flamande Landen. Les deux communes viennent d'acheter des terrains ensemble. Et pour être sûr que l'investissement ne dépasse pas leurs budgets, elles prospectent auprès d'investisseurs privés pour développer un parc aquatique dans les mêmes bâtiments. Emmanuel Douette explique: "On s'est dit, tant qu'à faire, si on part avec un privé, autant faire un projet touristique, un projet qui va amener de la valeur ajoutée aux deux communes.  Le ravel est derrière, la gare de Landen n'est pas très loin et nous avons nos deux centres-villes".

A quelques kilomètres de Hannut, la piscine de Waremme vient de rouvrir ses portes après un an et demi de travaux. Un budget de deux millions et demi d'euros financés à plus de 80% par la Région wallonne. Sans cette manne financière, la piscine aurait dû fermer ses portes, explique Jacques Chabot, bourgmestre de Waremme: "Quand on voit les sommes que nous pouvons inscrire au budget extraordinaire, si on devait investir uniquement sur fonds propres pour réfectionner ses piscines, il ne resterait pas grand-chose".

Car posséder une piscine reste un atout pour une commune. Confirmation un peu extrême avec cette ancienne nageuse professionnelle qui est venue s'installer à Waremme car une piscine y est implantée: "je suis venue habiter à Waremme parce qu'il y avait une piscine.  Je nage presque tous les jours et donne des petits cours, donc pour moi c'est important".

La Wallonie compte aujourd'hui 111 piscines publiques.  Le Gouvernement régional a prévu un plan de 110 millions d'euros pour les rénover.

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