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Y a-t-il des traces de médicaments dans l'eau potable à Waterloo ou Ottignies ?

REGIONS | jeudi 26 juillet 2012 à 12h24

  • Un récent rapport d'analyse du RIWA, l'association des sociétés qui potabilisent l'eau de la Meuse, montre que le fleuve est de plus en plus chargé en résidus de médicaments et de pesticides. Pas de panique, les techniques permettent, en général, d'éliminer les traces de ces produits avant la distribution au particulier.

    L’eau de la Meuse représente 30% de l’eau distribuée par Vivaqua à Ottignies, Waterloo ou Bruxelles notamment. C’est à Lustin, sur le site de Taillefer que  l'eau est pompée dans un environnement déjà peu pollué : "Elle n’est pas exempte de polluante mais elle en contient très peu par rapport à d’autres sites, situés le long de la Meuse", explique Eric Chauveheid , docteur en sciences, responsable du laboratoire d'analyse de Vivaqua.

    L’eau subit 7 grosses étapes de traitement dont l'ozonation, autrement dit le mélange avec un gaz, l'ozone. L’ozone est rarement utilisé, en Belgique, pour le traitement de l’eau. C’est un agent très puissant comme désinfectant mais qui permet aussi de traiter de nombreuses pollutions, comme des pesticides ou d’autres composés apparentés. 

    Jamais on n'a retrouvé de traces de médicaments ou de pesticides à la sortie de ces traitements. Mais ailleurs, en aval, aux Pays-Bas, ce n’est pas le cas. Toutefois, le risque pour la santé, même là, est quasi inexistant.

    "Une seule pilule de centaines de milligrammes peut représenter plusieurs millions de jours de consommation en équivalent eau potable, si l’eau contient des traces. Ce qui est rarement le cas. C’est un faux problème, en tout cas au point de vue sanitaire". Conclut Eric Chauveheid.

    Françoise Dubois

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