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Vente du Sporting de Charleroi : trois dossiers animent les négociations

REGIONS | vendredi 15 juin 2012 à 9h32

  • Les entraînements ont repris jeudi, sans entraîneur ni certitude aucune. Les semaines passent et rien ne bouge. En apparence du moins… Le président Bayat n'exclut plus aujourd’hui de rester à la tête du club, mais la donne n'a pas changé : le club est à ce jour encore et toujours à vendre. Les éventuels candidats repreneurs devront être attentifs aux finances du club, loin d'être rayonnantes. Trois dossiers animent à coups sûrs les négociations en coulisses.

    Le premier, c'est le conflit qui oppose le club à la banque Belfius (ex-Dexia). 5 500 000 d'euros sont en jeu. Il y a une dizaine d'années, le Sporting contractait deux emprunts, à rembourser de manière trimestrielle. Mais en avril, pour la deuxième fois consécutive, la direction n'a pas payé son dû à temps. Belfius avait exigé alors de recevoir le virement avant le 30 juin. A défaut, l'éventuel repreneur prendrait-t-il cela à sa charge? Pas sûr... Belfius pourrait alors se retourner contre la ville de Charleroi, garante de ces emprunts.

    La Ville, et c'est le deuxième dossier, qui a un autre œuf à peler avec le Sporting. Depuis des années, il y a désaccord sur le montant du loyer de location du stade. Le Sporting, dit la Ville, doit plus de 2 millions d'euros d'arriérés. L'affaire sera tranchée en septembre prochain par la justice carolo.

    La justice cette fois-ci, et c'est le troisième dossier, s'intéresse de près à des flux financiers suspects au sein des entreprises d'Abbas Bayat, dont Sunnyland. La police judiciaire a récemment ouvert une information. L'enquête débute, personne n'a encore été entendu, encore moins inculpé, mais les candidats repreneurs y seront sans aucun doute attentifs. Car Sunnyland possède la société anonyme Sporting de Charleroi. Et Abbas Bayat l'a toujours dit : celui qui veut racheter le Sporting, doit aussi racheter Sunnyland.

    Quid des droits télés ?

    Le Sporting de Charleroi fait également parler de lui mais au niveau des droits télés cette fois-ci, pour la retransmission des matchs. C'est le câblodistributeur Voo qui détient les droits pour la division 1. Or, l'an dernier, Charleroi (tout comme Waasland-Beveren, les promus cette saison), évoluaient en division 2. Ils avaient alors vendu leurs droits TV à Belgacom, le concurrent de VOO.

    Ce contrat porte sur trois ans et est donc toujours d'application aujourd'hui. Une position qui relance, une nouvelle fois, la guerre entre opérateurs.

    Jérôme Durant

  • Même si Abbas Bayat n’exclut plus de rester à Charleroi, le club reste bien à vendre.
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    Même si Abbas Bayat n’exclut plus de rester à Charleroi, le club reste bien à vendre.

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    • Même si Abbas Bayat n’exclut plus de rester à Charleroi, le club reste bien à vendre.

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