Le site est grand comme 150 terrains de football. Il pourrait accueillir plus de 2000 logements. La périphérie de Tubize gagnerait quatre mille habitants, se réjouit le bourgmestre Raymond Langendries : "Nous sommes à un endroit stratégique par rapport à Bruxelles et au sud de Bruxelles. On a un attrait particulier de par les possibilités de transports en commun, le train en particulier. Ce sont beaucoup de Bruxellois qui viennent".
Des maisons, des appartements, des parcs, des rues, des cafés, des commerces. Une nouvelle petite ville en quelque sorte. C'est la ligne maîtresse du plan de réhabilitation proposé par le propriétaire, la société Duferco, conseillée notamment par Isabelle Bassette, du bureau d'architecture JNC : "On peut aujourd’hui se dire que l’on va retrouver les bords du canal et on va ne pas oublier le passé mais tourner la page. Utiliser ce que la nature nous a donné pour avancer et continuer l’extension de Tubize".
Le projet prévoit aussi de la place pour des bureaux et des entreprises. Il faut évidemment commencer par assainir le site, pollué par 250 ans d'exploitation sidérurgique. Duferco va s'en charger. Mais la réalisation de ce plan ambitieux dépendra aussi de la capacité des pouvoirs publics a réaliser rapidement certains investissements : l'eau, le gaz, l'électricité, les routes. Et on sait qu'en Wallonie, cela peut prendre du temps...
François Louis




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