L'ex-bourgmestre de Schaerbeek est décédé en 2004. La commune a définitivement tourné la page du nolsisme depuis une vingtaine d'années environ. Ressusciter Roger Nols, même sous forme virtuelle, c'est revenir aux heures les plus sombres de Schaerbeek. Quand Roger Nols avait fait de la démagogie une science exacte, selon la formule de Jacques Schepmans, alors rédacteur en chef de l'hebdomadaire Pourquoi Pas?.
Membre du FDF au début de sa carrière, Roger Nols fait parler de Schaerbeek dans les années 70 en créant des guichets séparés pour francophones et néerlandophones dans la maison communale. Une pratique illégale qui vaut à la commune la visite d'un commissaire du gouvernement.
Dans les années 80, Roger Nols devient libéral. Et amorce un tournant résolument xénophobe, menant croisade contre l'immigration extra-européenne. Roger Nols finira sa carrière à l'extrême droite, en adhérant au Front National.
Celui qui usurpe son identité sur Twitter connaît bien le personnage. En témoigne ce tweet : "Clerfayt bourgmestre? C'est qui celui-là? Avec 12 000 voix? Moi, à l'époque, c'était mon score sur le quartier Helmet". D'autres citations sont franchement xénophobes. Du Nols pur jus.
Philippe Carlot




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