Environ 60 % des patients atteints d'un cancer sont aujourd'hui traités par radiothérapie, traitement local qui s'avère très efficace. D'où la pertinence, pour nos grandes institutions hospitalières, d'unir leurs forces et leurs moyens, explique le Professeur Philippe Coucke, chef de service de radiothérapie du CHU de Liège: "La problématique d’un site doté d’une seule machine, c’est que si vous avez une panne sur ce site, d’office le patient va devoir changer de site, ce qui n’est pas agréable, pas très pratique et extrêmement difficile à organiser d’un point de vue technique et ressources humaines. Dans les 10 ou 15 années qui arrivent on va probablement augmenter encore la demande en radiothérapie. Donc il faut faire face à cette augmentation de la demande, avec ces forces dispersées on n’y fera pas face".
Cette association aboutira, d'ici 2018, à l'existence de trois sites: celui de Sainte-Rosalie, site urbain unique de radiothérapie pour le CHC et le CHR, celui du Centre Hospitalier de l'Ardenne à Libramont, ainsi que celui du CHU de Liège qui prendra notamment en charge des cas plus rares qui nécessitent une technique plus pointue. "Nous allons maintenant pouvoir entamer les différents remplacements des différentes machines sur le site de Saint Joseph, sur le site de la Citadelle et sur le site de Libramont. On va doter ces sites de machines flambant neuves qui vont être à même de traiter avec un très haut degré de technicité, les patients de ce bassin de soin". Conclu chef de service de radiothérapie du CHU de Liège.
Colette Jaspers avec Bénédicte Allié




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