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Action des cheminots du fret: fin des perturbations sur la ligne Charleroi-Bruxelles

REGIONS | Mis à jour le vendredi 21 septembre 2012 à 8h18

  • Cette action nationale touche essentiellement le trafic de marchandises. Les travailleurs du fret sont en effet inquiets pour leur avenir, car leur secteur d’activités ne se porte pas bien. La principale conséquence de cette action, c’est cet arrêt de travail qui a eu lieu ce vendredi matin entre Luttre et Charleroi. Le trafic y a été interrompu tôt dans la matinée, y compris les trains de voyageurs. A l'heure actuelle, les perturbations sont finies mais des retards restent possibles, indique la SNCB.

    Dans ce contexte difficile, les syndicats veulent aussi mettre la pression sur le ministre des Entreprises publiques. Paul Magnette qui doit actuellement gérer le dossier de la restructuration du groupe SNCB, un dossier dans lequel de nombreuses incertitudes persistent.

    Conséquence pratique de ce mouvement : depuis 6 heures ce vendredi matin, les cheminots du fret se croisent les bras. Un arrêt de travail a été signalé entre les gares de Luttre et Charleroi, sur cette ligne 124 Charleroi-Bruxelles. Résultat : le trafic y a été bloqué jusqu'à près de 8 heures du matin, y compris pour les voyageurs.

    "La première inquiétude des travailleurs, déclare Vincent Pestieau (délégué CGSP Cheminots), c’est la viabilité du secteur marchandises. Il faut savoir que la filiale privée du groupe SNCB – SNCB Logistics SA – est virtuellement en faillite. Par rapport à cela, nous avons de grandes inquiétudes."

    Autre sujet qui inquiète le personnel : la future restructuration du groupe sur laquelle planche le ministre de tutelle.

    L’action de ce vendredi vise principalement le secteur marchandises, rappelle Vincent Pestieau. "Mais il y a quand même quelques débordements ce matin. On ne sait pas déterminer jusqu’à quelle heure ces débordements vont durer." Aux dernières nouvelles, les grévistes ont levé le camp. Le trafic devrait donc petit à petit reprendre son cours sur la ligne Charleroi-Bruxelles, mais des retards ne sont pas impossibles, en gare de Charleroi-Sud - indique pour sa part la SNCB, via son site www.railtime.be

    Grégory Fobe

    Derniers commentaires

    • de Remi J'ai travaillé un an et demi dans cette filiale et la faillite me semble être une suite logique à ce que j'y ai vu.Chez les employés certains passaient leurs matinées à lire le journal (9h - 11h30) puis traitaient un dossier, allaient manger (12h00 - 13h00) faisaient un autre dossier et puis terminer leur journée sur le net (mais tous ne faisaient pas ça, heureusement certains avaient encore la force de travailler 8h par jour).Côté ouvrier certaines équipes (pas toutes) organisaient leur travail de façon à ce que chaque ouvrier ne travaille que 20 minutes par heure et entre temps ils jouaient aux cartes.Certains cheminots (pas tous) étaient les rois pour mettre leur loco "en panne" le vendredi aprem afin de pouvoir rentrer plus tôt chez eux.Les bâtiments étaient vétustes,mal isolés et l'énergie perdue chaque année est inimaginable.Et chaque fois qu'une proposition d'amélioration de la productivité était proposée c'était un "NON" des syndicats.

      21-09-2012 08:44 | Répondre

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    La ligne 124 Charleroi-Bruxelles est directement touchée par cette action, y compris le trafic voyageurs.

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    • La ligne 124 Charleroi-Bruxelles est directement touchée par cette action, y compris le trafic voyageurs.

      La ligne 124 Charleroi-Bruxelles est directement touchée par cette action, y compris le trafic voyageurs.

    • de Remi J'ai travaillé un an et demi dans cette filiale et la faillite me semble être une suite logique à ce que j'y ai vu.Chez les employés certains passaient leurs matinées à lire le journal (9h - 11h30) puis traitaient un dossier, allaient manger (12h00 - 13h00) faisaient un autre dossier et puis terminer leur journée sur le net (mais tous ne faisaient pas ça, heureusement certains avaient encore la force de travailler 8h par jour).Côté ouvrier certaines équipes (pas toutes) organisaient leur travail de façon à ce que chaque ouvrier ne travaille que 20 minutes par heure et entre temps ils jouaient aux cartes.Certains cheminots (pas tous) étaient les rois pour mettre leur loco "en panne" le vendredi aprem afin de pouvoir rentrer plus tôt chez eux.Les bâtiments étaient vétustes,mal isolés et l'énergie perdue chaque année est inimaginable.Et chaque fois qu'une proposition d'amélioration de la productivité était proposée c'était un "NON" des syndicats.

      21-09-2012 08:44 | Répondre

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