Seraing: le règlement pour mieux encadrer la prostitution porte ses fruits

A Seraing, plutôt que d'interdire la prostitution, la Ville a décidé de la réglementer et de l'encadrer.
A Seraing, plutôt que d'interdire la prostitution, la Ville a décidé de la réglementer et de l'encadrer. - © RTBF
Rédaction RTBF

Ces dernière années, la tâche des policiers sérésiens s'est compliquée lorsque le nombre de prostituées officiant à Seraing a explosé. Désormais, chaque salon ne peut plus être loué qu'à 2 filles maximum par jour. Un règlement contesté par une minorité des 30 propriétaires de salons de prostitution mais qui porte ses fruits, rendant la situation plus gérable pour les policiers sérésiens.

En juillet 2008, 285 prostituées étaient recensées rue Marnix. Elles sont aujourd'hui 161 pour 78 salons. Un chiffre qui devrait encore diminuer. Le projet de création d'un Eros Center prévoit une centaine de places.

Dans cette problématique, les policiers interviennent sur deux plans. "Il y a le plan de la police administrative, à l'initiative du bourgmestre, pour essayer de sécuriser d'une manière générale les immeubles" souligne le commissaire divisionnaire, Yves Hendrix, chef de la zone de police Seraing-Neupré. "Et puis il y a le volet de la police judiciaire, sous l'autorité du Procureur du Roi, qui est la logique de toute la traite des êtres humains. Trois fonctionnaires de police sont attachés à la gestion pratiquement quotidienne de cette thématique mais il est un fait certain que d'autres fonctionnaires de police, au quotidien, sont également amenés à s'impliquer dans le domaine".

Chaque prostituée désirant travailler rue Marnix doit au préalable se faire inscrire auprès de la section moeurs et traite des êtres humains. "Dans un premier temps, nous prenons toutes les informations afin de s'assurer que celle-ci ne fait pas partie d'un réseau" explique l'inspecteur principal, David Van Limbergenet. "Nous les informons que nous sommes là également pour les écouter et les orienter vers le service adéquat si ça s'avère nécessaire. Dans un deuxième temps, il y a un aspect de contrôle. On est régulièrement sur place, de plus en plus. Elles peuvent nous téléphoner quand elles veulent. C'est un contact permanent, un contact préventif".

Une présence et des contacts réguliers grâce auxquels les choses évoluent dans le bon sens, observent les policiers sérésiens.

M. Giot



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