Quiévrain: les entreprises transfrontalières prônent la réouverture du trafic ferroviaire pour le fret

Les instances de l'IDEA et des représentants des entreprises belges et françaises ont voulu réitérer leur intérêt dans la remise en service du trafic fret international à Quiévrain, permettant de relier en direct Mons et Valenciennes (Illustration).
Les instances de l'IDEA et des représentants des entreprises belges et françaises ont voulu réitérer leur intérêt dans la remise en service du trafic fret international à Quiévrain, permettant de relier en direct Mons et Valenciennes (Illustration). - © AFP

Selon l'intercommunale IDEA de Mons-Borinage-Centre et les entreprises locales, la réouverture du trafic ferroviaire à Quiévrain, sur l'axe Mons-Valenciennes, est essentielle pour le développement économique transfrontalier. 

Depuis 1992 et le passage des derniers convois de marchandises, le trafic international a été arrêté à Quiévrain, sur la ligne belge n°97 de Mons en direction de Valenciennes (France). La gare belge frontalière a été inaugurée en 1842 sur la ligne à vocation internationale dite "du Midi", partant de Bruxelles vers la France, via Mons et Quiévrain.

Aujourd'hui, et depuis 1992, la gare de Quiévrain est en cul-de-sac. Les rails vers la première gare française de Blanc-Misseron ont été enlevés sur 1 kilomètre après la fermeture du trafic international. De nombreux projets de réouverture ont vu le jour depuis 2005 et les volontés de renaissance du trafic international de marchandises sont, aujourd'hui, on ne peut plus vives et activées de plus belle par l'opérateur ferroviaire de proximité (OFP), mis en place au 1er janvier 2016 et dont le rôle est de coordonner les flux ferroviaires des entreprises locales pour former des charges complètes et rationaliser les transports.

Un intérêt économique

Vendredi, les instances de l'IDEA et des représentants des entreprises belges et françaises ont voulu réitérer leur intérêt dans la remise en service du trafic fret international à Quiévrain, permettant de relier en direct Mons et Valenciennes. "La remise en service de cette ligne à voie unique et traction diesel entre Mons et Valenciennes concerne 1.600 mètres de voie côté belge, soit un budget de 2,3 millions d'euros", indique-t-on à l'IDEA. "Le budget du côté français, entre le pont frontière à Blanc-Misseron et Valenciennes, est acté à hauteur de 15 millions d'euros. Cette réouverture améliorerait considérablement le transport du fret pour les entreprises françaises, celles du coeur du Hainaut et même du port d'Anvers qui soutient cette réouverture. Cet investissement est donc essentiel, pour les entreprises existantes dans la zone IDEA, et pour redevenir attractif et compétitif pour les nouveaux investisseurs, tout en améliorant la mobilité pour tous et en favorisant le report modal pour réduire la saturation routière de l'A2 et de l'A19. La volonté des entreprises locales est de pouvoir, via la nouvelle jonction Mons-Quiévrain, contourner le noeud saturé de Lille et de soulager de trafic du fret via Jeumont sur une ligne qui, selon les entreprises boraines qui l'utilisent régulièrement, est en manque d'entretien. La réouverture de la ligne Mons-Valenciennes aurait comme autre avantage, indique l'IDEA, de réduire les émissions de CO2 générées par le transport par route et de diminuer les délais d'acheminement au niveau européen".

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