Deux facteurs au moins se sont conjugués mardi soir pour inonder les rues de Genappe d'eau boueuse. D'abord, un orage d'une intensité exceptionnelle, même si la saison est propice. Ensuite, une densité importante de terrains agricoles semés avec des cultures tardives. Des terrains qui ne sont donc pas encore couverts à cette période de l'année et qui n'offrent aucune résistance à l'eau qui ruisselle.
Selon Aurore Degré, chercheuse à la faculté agronomique de Gembloux, il y a moyen de limiter les coulées d'eau boueuse en faisant évoluer les pratiques agricoles : "A l’échelle d’un bassin versant, il faut veiller à optimiser l’utilisation de l’espace pour bien répartir les risques. Certaines cultures présentent plus de risques que d’autres. Je pense à la culture de la betterave, du maïs ou encore de la pomme de terre. L’idéal, c’est que ces cultures soient réparties sur le territoire et mélangées spatialement à des cultures très couvrantes, très protectrices, qui vont bien infiltrer. Par exemple, les céréales ou les prairies."
Depuis un an, deux scientifiques de Gembloux sont à la disposition des communes wallonnes pour réaliser une analyse du terrain et proposer des solutions aux inondations boueuses. Trente-huit communes ont déjà fait appel à eux.
François Louis




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