Classiquement la partie civile fait cause commune avec le ministère public. Au procès de Mohamed Jratlou, Naïma Zraidi, constituée partie civile, soutient la thèse que son mari n'est pas le meurtrier de leur fils. C'est sa version que les avocats ont soutenue.
Me Jean-Jacques Vandenbroucke, conseil de Naïma Zraidi, s'est fait le porte-parole de sa cliente. Après avoir longuement rappelé le parcours de cette mère, accusée du meurtre de son fils, puis de non-assistance à personne en danger, incarcérée puis libérée et enfin innocentée par la chambre des mises en accusation, l'avocat a mis en exergue les lacunes de l'instruction et souligné l'absence de preuves matérielles.
Selon l'avocat, Naïma se pose encore de nombreuses questions sur les raisons pour lesquelles le périmètre d'investigation des enquêteurs s'est limité à la demeure familiale. "Un machine judiciaire qui s'est emballée et a dérapé", a affirmé Me J-J Vandenbroucke.
Lors de leur délibération, l'avocat a demandé aux jurés de tenir compte de l'intime conviction de sa cliente selon laquelle son mari n'est coupable de rien. "Parce que s'il l'avait fait, elle le saurait", a répété Me J-J Vandenbroucke.
''Il est tout-à-fait possible que cet homme n'ait rien fait''
Tel est donc la position de Maître Vandenbroucke qui insiste sur le fait qu'un faisceau de présomptions ne suffit pas à faire condamner quelqu'un. De son côté maître Itani, le représentant de Wasir, le frère de Younes, a demandé au jury à la fin de sa plaidoirie qu'il ne se base pas sur le témoignage du jeune garçon, vu les conditions dans lequel celui-ci a été recueilli, pour fonder son intime conviction.
Ecoutez ci-contre le billet de Charlotte Legrand, présente aux Assises, elle décrit le contenu de ces plaidoiries.
RTBF & Belga




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