Malgré l'accord conclu en novembre dernier avec l'autorité de tutelle, le nombre maximum de 740 détenus a été dépassé à plusieurs reprises, ces dernières semaines.
Hier lundi, ils étaient près de 800 dans la prison. Laurent Lardinois, délégué CGSP-prisons, explique: ''Cela fait plusieurs semaines que l’administration passe au-dessus de cet accord. Et donc qu’on doit vivre avec une population qui oscille entre 770 et 780 détenus. Nous avons rappelé à maintes reprises à l’autorité que c’était inacceptable et que le personnel ne pouvait plus travailler dans de telles conditions. On a donc déposé un préavis de grève le 19 juin, qui est venu à échéance. Nous avons respecté les procédures. L’administration ne les respecte pas. Le personnel s’est donc prononcé pour un mouvement de grève de 24 heures afin de donner un coup de semence à l’autorité et réengager les discussions. Il faut savoir qu’on a eu des discussions, suite au dépôt de préavis la semaine dernière, qui n’ont abouti à rien. Dès que l’autorité respecte son accord, il n’y a plus de raison d’avoir un mouvement de grève. Si rien ne bouge, on va clairement durcir les actions.’’
Pendant l'action de grève, c'est la police et la protection civile qui ont pris le relais des gardiens. Des gardiens qui pourraient donc débrayer pendant deux jours, la semaine prochaine, si rien ne change.
Mouvement de grève de 24 heures
Le mouvement de grève de 24 heures avait débuté lundi matin à six heures à la prison de Saint-Gilles. Par cette action, les gardiens protestaient contre le problème de surpopulation carcérale. Malgré un accord conclu en novembre dernier avec l'autorité de tutelle, les gardiens estiment que la situation ne s'améliore pas. Il y aurait toujours 20 à 40 détenus en trop, ces dernières semaines.
Jimy Verlez, délégué CSC à la prison de Saint-Gilles, explique : ''On a eu un accord avec les autorités le 3 novembre 2011, stipulant que la capacité tolérée de détenus à l’intérieur de la prison était de 740. Mais les autorités ne respectent pas cet accord. C’est pour ça qu’une action a lieu lundi. Sur le terrain, on constate que rien n’a changé et qu’on est toujours au-dessus des 740 détenus. Ça varie de 760 à 780.’’
Jean-Claude Hennuy




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