Les syndicats sont venus présentés aux gardiens les propositions de l’administration et ça n’a pas vraiment plu. Laurent Lardinois, délégué CGSP, explique : ''le personnel en a clairement ras-le-bol. On a assez joué. On veut quelque chose de concret et quelque chose d’acceptable. Un cadre évolutif au niveau personnel par rapport au nombre de détenus présents dans l’établissement et des dates claires et précises pour la fin des travaux.’’
Ce que refuse l'administration, c'est cette idée de cadre évolutif du nombre de gardiens qui augmenterait en fonction du nombre de détenus. ''On n’a pas de cadre fixé par rapport au nombre de détenus présents dans l’établissement. Que ce soit 1000 détenus ou 800 détenus, le nombre d’agents ne changera pas.’’
Pourquoi cette position ? Laurent Sempot, porte-parole de l'administration pénitentiaire, souligne : ''c’est une méthode qui n’existe dans aucune prison donc il n’y a pas de raison de faire une exception pour Saint-Gilles. Les plans de personnel sont basés sur des budgets disponibles et des chiffres nationaux.’’
On n'en saura pas plus. Les gardiens reprennent donc leur grève les lundis et vendredis. Aucune date n'a encore été fixée pour une nouvelle rencontre entre l'administration et les syndicats.
Florence Hainaut




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