Jusqu'au 31 mars, la Stib exploitait 20 bus roulant au gaz. Arrivés en fin de vie, ils ne seront pas renouvelés. Pourtant, le contrat de gestion de la Stib prévoit explicitement le remplacement de 70 bus par des véhicules circulant au gaz naturel comprimé. A condition, toutefois, que la région accepte de payer la différence de prix entre un bus au gaz et un modèle diesel. Obligée de se serrer la ceinture, la Région préfère renoncer au bus au gaz. Au grand mécontentement du député MR Vincent De Wolf, dans l'opposition. L'élu libéral a évidemment beau jeu de stigmatiser le désintérêt du gouvernement - via la Stib - pour la qualité de l'environnement. Bruxelles serait ainsi l'une des seules capitales à se priver de bus roulant au gaz naturel. Une analyse naturellement réfutée par la ministre de la Mobilité, Brigitte Grouwels. La Stib a commandé près de 200 bus diesel répondant aux normes les plus pointues et équipées de filtres dernier cri. Et la société de transport reste attentive, assure la ministre, au marché des nouvelles technologies. Et en particulier aux possibilités offertes par le biogaz.
Ph. Carlot




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