La société italienne plaignante avait remis une offre pour obtenir la gestion d'un magasin dans l'aéroport. Elle n'a pas été choisie car le précédent occupant, comme son contrat l'y autorisait, s'est aligné sur cette meilleure offre et a conservé sa surface commerciale.
La société en question, filiale de Save, le contestera devant le tribunal de commerce de Charleroi, contre l'aéroport dont Save est justement un actionnaire privé influent. La plainte peut donc sembler quelque peu surréaliste. Les syndicats eux s’inquiètent et se demandent à quel jeu joue l’actionnaire italien.
Save est l'actionnaire privé de l'aéroport de Charleroi. Il possède 27 % des actions, mais une convention passée avec la Région wallonne lui donne beaucoup d'importance et de pouvoir. Un pouvoir que les syndicats trouvent excessif depuis l'arrivée de cet actionnaire italien fin 2009. Alain Goelens, secrétaire permanent Setca, rappelle d’ailleurs que Save pourrait, par exemple, imposer un directeur à l'aéroport.
Alors cette histoire de filiale de Save qui attaque en justice l'aéroport dont Save est pourtant un actionnaire clé inquiète les travailleurs. Save a plus d'une fois jusqu'ici montré qu'elle souhaitait mieux tenir encore les rênes de l'aéroport carolo. Pour les syndicats, cette petite attaque via une filiale ressemble bien à un coup de sonde.
L'aéroport comparaîtra début septembre devant le tribunal de commerce de Charleroi. On s'y dit confiant : l'attribution de la surface commerciale dans l'aéroport s'est faite en respect de la loi.
Alain Vaessen, Daniel Barbieux




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de erv La société ne porte pas plainte contre elle-même mais contre une autre société dont elle est actionnaire (de surcroît minoritaire) : cela n'a rien à voir ! SVP ne tombez pas dans le style RTL avec des titres racoleurs : on attend de la RTBf de l'info sérieuse pas de l'info spectacle. Merci.
06-08-2012 12:31 |