Perwez: la première éolienne "historique" sera démantelée en 2017

Le démantèlement doit intervenir avant fin 2017
Le démantèlement doit intervenir avant fin 2017 - © ANTHONY DEHEZ - BELGA

En panne depuis plus d'un an, la première éolienne installée en 2000 à Perwez va disparaître du paysage brabançon. Les coûts d'entretien et de réparation sont devenus trop importants. Le propriétaire, la PBE (Provinciale brabançonne d'énergie), va introduire une demande de permis de démolir, dans les prochaines semaines, auprès de la Région wallonne. Le démantèlement doit intervenir avant la fin de l'année. 

La deuxième en Wallonie... après Saint-Vith

Inaugurée en décembre 2000, l'éolienne de Perwez est souvent présentée, à tort, comme la première de Wallonie. C'est sans compter sur le moulin à vent de Saint-Vith (Cantons de l'Est), érigé en juin 1998. Mais la turbine brabançonne était la plus puissante, 600kW contre 500kW pour sa "voisine" liégeoise. Montant de l'investissement à l'époque? 30 millions de francs belges (750.000 euros) pour fournir de l'électricité à environ 450 ménages. "La réparer coûterait 50.000 euros", explique le bourgmestre ff de Perwez, Carl Cambron. "Le coût de la maintenance est devenu trop élevé pour des performances complètement dépassées aujourd'hui. Dire que la commune a failli la racheter il y a deux ans...Heureusement, on ne l'a pas fait!"

"Un laboratoire"

Comment expliquer que l'outil soit devenu obsolète en 15 ans? En 2000, le fabricant (la société Turbowinds) présentait l'éolienne de Perwez comme "ce qui se faisait de mieux dans le domaine". C'était en 2000. Aujourd'hui, avec un peu de recul, les discours sont plus nuancés. "Disons que c'était un laboratoire", admet Dimitri Nisen, de la PBE. "Il s'agit d'une éolienne de la première génération, plus bruyante, plus chère et moins fiable que celles construites aujourd'hui. La technologie a considérablement évolué en 15 ans. Ce n'est pas anormal si les premières ne sont plus rentables. Le coût de l'entretien est devenu trop élevé par rapport à une productivité médiocre. En Flandre, la société Aspiravi a déjà démantelé plusieurs éoliennes du même modèle."

Et le coût d'une telle démolition? "Environ 25.000 euros", poursuit Dimitri Nisen. "Une tour de 60 mètres de haut, des pales de plus de 20 mètres, ça ne se démonte pas et ça ne se transporte pas facilement. Ce qui explique le montant de la facture."

Il sera par contre beaucoup plus aisé de susciter l'adhésion autour du démantèlement que de la construction de l'éolienne. Propriétaire, riverains, commune et région sont unanimes sur sa démolition. L'affaire et le mat seront donc pliés en 2017.

 

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