Pêche à la truite: une réglementation plus simple, mais un peu plus stricte

Givry s'apprête à accueillir de nombreux pêcheurs
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Givry s'apprête à accueillir de nombreux pêcheurs - © S. Vandreck

Ils seront nombreux à s’installer sur les berges des rivières wallonnes ce samedi dès l’aube. La Wallonie compte entre dix et quinze mille adeptes de la pêche à la truite. A Givry, entre Mons et la frontière française, ce sont les eaux vives de la Trouille, qui traverse le village, que rejoindront les pêcheurs. "Notre fédération totalise une centaine de membres, précise Jean-Marc Lété, président de la société de pêche de Spiennes et secrétaire de la fédération du Bassin de la Haine. Et ils sont les plus nombreux, ici, dans le centre du village, car c’est proche des voiries". Ici, les pêcheurs trouveront surtout de la truite arc-en-ciel, que la fédération locale aura déversée par centaines de spécimens à la veille de l’ouverture.

Les poissons davantage préservés

Cette année, la législation wallonne sur la pêche a cela dit changé. Elle devient plus simple, avec 18 articles au lieu des 56 précédents, mais aussi parfois plus stricte. Elle vise avant tout à préserver davantage les poissons. Ainsi, pour pêcher en eaux vives, seuls les hameçons sans ardillon ou dont l’ardillon a été préalablement écrasé à la pince seront autorisés. Les poissons pêchés seront ainsi remis plus rapidement à l’eau, sans être blessés. Car devrait y avoir davantage de remises à l’eau. Le nombre de poissons que le pêcheur pourra garder est ainsi limité à cinq d'une même espèce par jour. La taille des prises sera également très réglementée: elle passe de 22 centimètres minimum à 24, aujourd'hui. Attention toutefois si vous pêchez en eaux mixte (en aval des rivières) ou en eaux calmes (canaux, plans d’eau): là, il y aura aussi une taille maximale de 50 centimètres à ne pas dépasser. Les truites fario qui ont atteint cette taille ont séjourné en mer et sont désormais protégées.

Des contrôles sur le terrain

Du côté des fédérations de pêcheurs, on accueille plutôt bien ces mesures, surtout pour celles qui pratiquent une pêche sportive. Cela laissera plus de poissons pour tout le monde:  "Ceux qui cherchent la production plutôt que la pêche bucolique seront déçus, mais ça, c’est un autre secteur", commente Jean-Marc-Lété. "Celui qui voudrait prendre énormément de poissons peut aller à l’étang de pêche, où il se fera une belle bourriche, mais à la rivière, ce n’est pas le but recherché", ajoute le président de la Fédération, Hector Lessent. Le Département Nature et Forêt prévoit d’ailleurs des contrôles sur le terrain dès ce samedi. Il y aura un peu de latitude pour ce qui concerne la nouvelle réglementation. Par contre, les agents seront intransigeants sur le port du permis de pêche, principale infraction constatée ces dernières années. Les pêcheurs pris en défaut devront s’acquitter de 150 euros sur le champ, par infraction.

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