Après de longs débats, la réponse est finalement tombée: c'est non. Il n'est pas question d'ajouter à la toge d'avocat un quelconque signe distinctif, religieux ou autre.
La toge est déjà une sorte d'uniforme destiné à mettre tous les plaideurs sur un pied d'égalité devant les magistrats. Il n'est pas question de se faire influencer ou distraire par la tenue des avocats. Le bâtonnier de Bruxelles, Maître Yves Ochinsky précise: "Pour que l'avocat puisse exercer sa profession de façon optimale, il ne peut en aucune façon être porteur de signes distinctifs. Ce n'est pas du tout l'expression d'une hostilité évidemment à l'égard d'une quelconque communauté. Bien au contraire, c'est mettre l'avocat au cur des choses et décider de façon claire que l'avocat, pour pouvoir défendre ses clients, ne peut pas être porteur d'un signe distinctif."
La jeune femme en question devra donc décider elle-même de l'attitude à adopter. Il s'agit de quelqu'un qui faisait une demande préalable avant même d'avoir pris les initiatives pour prêter serment d'avocat. Elle voulait légitimement savoir dans quel cadre elle pourrait exercer cette profession.
L'avis du barreau de Bruxelles est sans équivoque mais pourrait varier d'un barreau à l'autre.
(Betty Cleeren)




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