Selon le journal économique De Tijd, Belgacom devrait développer son réseau 4G dans plusieurs villes du pays d'ici la fin de l'année. Plusieurs villes, mais pas Bruxelles. D'après l'opérateur, les normes bruxelloises seraient trop strictes pour autoriser l'utilisation du 4G, un standard dix fois plus rapide que l'actuel 3G.
La ministre bruxelloise de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck, se dit très étonnée : ''ils avaient dit qu’il y aurait un problème quand ils ont implanté le 3G, il n’y en a pas eu. Je pense dès lors qu’il est un petit peu prématuré pour crier et dire qu’il y a un problème. En tout cas, ma porte est toujours ouverte pour le dialogue.’’
D'autres opérateurs que Belgacom affirment également que les normes bruxelloises sont trop strictes pour le 4G. S'agit-il du lobbying des opérateurs ou d'un réel problème technique ? La ministre, elle, tient à rappeler pourquoi la capitale plafonne la puissance des antennes à trois volts par mètre : ''En ce qui me concerne, j’ai essayé dès le départ de concilier à la fois les questions de santé que posent les antennes électromagnétiques et la question économique ainsi que le fait d’avoir des réseaux qui fonctionnent. Je suis donc favorable au 4G. Je suis un petit peu étonnée que les opérateurs crient aujourd’hui au loup alors que nous n’avons jamais reçu les indications, les précisions, et les chiffres qui nous feraient penser que ça a posé un problème.’’
En attendant d'être sur la même longueur d'ondes que la ministre, Belgacom prévoit d'augmenter la performance du 3G existant.
Jean-Claude Hennuy




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