La maison a été adjugée à 195 000 euros en vente publique. Une faculté de surenchère est ouverte pour deux semaines. C'est la voisine de la maison qui l'a achetée.
Une vente un peu particulière
Un propriétaire qui vend sa maison n’est pas obligé de dire qu’elle a été le théâtre d’un drame. Un crime, aussi sordide soit-il, n’est pas un vice caché, comme disent les juristes. Mais en l’occurrence, le quintuple infanticide perpétré par Geneviève Lhermitte en 2007 a connu un tel retentissement médiatique que la vente aux enchères de la maison ne pouvait passer inaperçue.
"Je sais que Maître Mignon a l’intention de dire un petit mot aux amateurs justement par rapport à cette maison, et donc les gens seront bien avertis. Et je me demande même s’il n’y a pas une plaque commémorative devant la maison, et donc les personnes qui ont visité l’immeuble ont été bien informées de quel immeuble il s’agissait. Je pense qu’il n’y a pas de doute à ce niveau-là", expliquait Valérie Masson, notaire à Louvain-la-Neuve, ce matin.
Les notaires savent qu’une maison marquée par un crime de sang est souvent plus difficile à vendre qu’une autre. "C’est une maison qui a beaucoup de qualités en soi", explique Maître Masson. "Maintenant, ça c’est un peu la sensibilité de chacun, vu ce qui s’est passé dans la maison, d’en faire abstraction ou non".
Le choix de la vente aux enchères peut sembler voyeuriste en l’occurrence, mais le notaire n’avait pas le choix car il s’agit ici d’une vente judiciaire suite au divorce des époux Moqadem-Lhermitte.
François Louis




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