Né à Waterloo au 19e siècle, le tourisme de la mémoire est très à la mode

Dans trois mois et demi, le monde entier aura les yeux tournés vers la Belgique
Dans trois mois et demi, le monde entier aura les yeux tournés vers la Belgique - © PIETER-JAN VANSTOCKSTRAETEN - BELGA

Dans trois mois et demi, le monde entier aura les yeux tournés vers la Belgique pour les commémorations et les grandes reconstitutions historiques. "WATERLOO 1815" va attirer les touristes en masse. C'est ce que l'on appelle, notamment, le tourisme de la mémoire. Un concept très à la mode depuis quelques années, et sur lequel la Wallonie mise beaucoup pour l'avenir. C’est d'ailleurs à Waterloo, sur les ruines du champ de bataille, que ce concept est apparu au 19e siècle.

Une journée d’étude internationale sur les événements de 1815 avait lieu, ce samedi, à Waterloo et parmi les thèmes évoqués, un sujet très à la mode depuis quelques années : le tourisme de la mémoire.

Ce sont surtout les Britanniques qui ont commencé le tourisme de la mémoire. D'abord, parce qu'ils avaient gagné la bataille mais aussi parce que c'est une société qui est relativement aisée par rapport aux sociétés du continent. Il y a, au 19e siècle, une noblesse et une bourgeoisie qui a déjà des loisirs. Les Britanniques ont été les premiers à prendre des vacances :

"Il y a eu un tourisme, à Waterloo, qui a d'abord concerné les Britanniques parce que pour eux, c'était d'abord une grande bataille et parce qu'ils avaient aussi les moyens de voyager plus que d'autres. Le romantisme étant le grand climat intellectuel de cette époque, c'est devenu une nouvelle pratique d'aller visiter un champ de bataille. Cela s'est développé au 19e siècle et ça, c'était nouveau. Auparavant ça ne se faisait pas, on oubliait souvent ce qu'il s'était passé, c'était quelque chose d'affreux, on ne voulait plus y penser. Ici, comme beaucoup de poètes se sont emparés du sujet, cela à suscité un engouement au niveau du public et donc un début de tourisme mémoriel", explique Bruno Colson, historien à l’université de Namur.

Au lendemain de la bataille, des gens sont venus par curiosité, c'est ce que certains récits retrouvés racontent : "Ensuite, on a découvert des personnes intéressées parce qu'elles avaient de la famille qui avait combattu et ainsi de suite. Après cela, on a créé une sorte de tourisme de groupe où l'on a vu les premières diligences qui partaient d'un côté ou de l'autre du champ de bataille avec une organisation complète, style tour operator actuel", ajoute Etienne Claude, directeur général de l'ASBL Bataille de Waterloo 1815 et co-organisateur de la journée d'étude.

Le tourisme de mémoire était né. La Wallonie mise beaucoup sur ce concept pour faire le plein lors des commémorations du bicentenaire.

 

RTBF

 

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