Brassard noir au bras pour les hommes, voile sombre de deuil pour les dames, tout cela sur une musique d’enterrement… pas de doute, l’heure n’est guère aux réjouissances. Voilà plusieurs années que les 1700 membres du personnel communal réclament une hausse de revenu. D’abord, un pourcent d’augmentation du salaire brut. Ensuite, une hausse des chèques repas et enfin une prime de fin d’année.
Mais jusqu’ici, la majorité communale fait la sourde oreille. Le bourgmestre cdH Maxime Prévot vient de rappeler que les finances communales ne le permettent pas. Et d’ajouter que la ville a déjà fait un effort en évitant de licencier pendant la crise.
Un discours que la CGSP n’arrive pas à avaler. "On nous a fait plusieurs promesses au début de la législature", martèle Jean-Pierre God. "Aujourd’hui, il est malheureusement temps de les enterrer". Les manifestants du jour ont donc conduit un cercueil en bois devant les fenêtres du bourgmestre pour "enterrer les avancées sociales de la majorité ".
Pour la CGSP, il y a urgence. La majorité actuelle ne prendra plus de grandes décisions après le 14 juillet pour ne pas engager la prochaine équipe dirigeante. Il faut donc agir aujourd’hui.
Pourtant, le syndicat socialiste était seul. La CCSP, son équivalent chrétien, demande les mêmes avantages, mais a décidé d’attendre l’après-élections communales du 14 octobre pour reprendre les négociations.
Bruno Schmitz




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