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Mobilité: de grosses différences entre les 19 communes bruxelloises

REGIONS | jeudi 28 juin 2012 à 11h33

  • Les Bruxellois ne sont pas égaux en matière de mobilité. C'est ce qui ressort du premier cahier de l'Observatoire bruxellois de la mobilité, réalisé par des chercheurs universitaires, à la demande de Bruxelles Mobilité. Souvent lié à la mobilité, on retrouve le manque de stationnement à Bruxelles. Une initiative indépendante vient de naitre. Elle vise à exploiter les places de stationnement vides.

    Cette réalité n'est pas neuve, mais elle a le mérite d'être objectivé dans cette vaste étude qui synthétise toutes les données existantes en la matière.

    Voilà un exemple révélateur du phénomène: si le nombre de zones 30 à exploser ces dernières années à Bruxelles - il y a près de 40% des voiries locales en 2010 contre à peine 7% en 2003- les écarts d'une commune à l'autre sont très importants. Jette en est couverte à plus de 90%, Etterbeek, à plus de 80%, mais d'autres restent proches de 0%: comme Koekelberg, Saint-Josse, ou Ixelles.

    Michel Hubert, professeur aux facultés universitaires Saint-Louis, est l'un des auteurs de l'étude. Il déclare: ''Dans bien des matières, qu’on parle de l’aménagement des zones 30 ou de la réglementation en matière de stationnement par exemple, on observe effectivement de très grandes différences entre les 19 communes et la nécessité d’une plus grande harmonisation entre politique régionale et politique communale. Ça renvoie donc à la question de la gouvernance interne à Bruxelles.’’

    Et c'est entre autre à cela que devrait servir cette étude qui objective clairement toutes les données en matière d'offre de transport. Bruno De Lille, secrétaire d'état bruxellois à la Mobilité, souligne: ''Ici, on ne va plus nier le fait qu’il y a de grandes différences selon les communes et ça va aider à mettre toutes ces communes au même niveau, du moins quand on parle de la mobilité.’’

    Un deuxième cahier sera publié à la fin de l'année. Il s'attardera, cette fois, sur les modes de déplacements.

    Be Park aide les Bruxellois à trouver une place pour se garer

    Le débat sur la mobilité à Bruxelles aborde aussi souvent la question du manque de places de stationnement dans la Capitale. Des milliers d’automobilistes cherchent quotidiennement une place pour se garer, alors que des places de parking vides existent. Elles se trouvent notamment sous les supermarchés, les hôtels ou les bureaux.

    Une jeune entreprise bruxelloise a désormais décidé de les exploiter. Pour pouvoir en profiter, il faut vous inscrire sur le site internet de Be Park ou télécharger l'application pour Smartphone. Vous pourrez alors localiser les différents parkings accessibles et vérifier s'il y a ou non des places disponibles. Reste alors à se diriger vers le parking de son choix, muni de son téléphone portable.

    Julien Vandeleene, le patron de Be Park, explique la suite des opérations: ''Ensuite, vous avez tout simplement un panneau avec un numéro de téléphone. Il s’agit toujours du même numéro de téléphone. On vous demande alors un code, ce code est indiqué devant vous. Il suffit de le rentrer avec votre téléphone et la magie s’opère, la barrière s’ouvre. Il n'y a pas de ticket, pas besoin non plus de payer avec une caisse de paiement ou quoi que ce soit de ce genre.’’

    Le paiement se fera soit via un compte que vous aurez provisionné au préalable, soit par domiciliation bancaire ou encore par carte de crédit. Le prix varie quant à lui d'un parking à l'autre, notamment en fonction de sa localisation. Il varie aussi en fonction des formules. Si vous êtes riverains par exemple, vous pouvez choisir de louer un emplacement au mois pour les soirs et les dimanches.

    Les places de stationnement proviennent essentiellement des secteurs de la grande distribution et de l'immobilier ainsi que des hôtels, avec pour chacun des objectifs de rentabilité mais aussi de visibilité. Alain Vanbinst, général Manager d'un grand hôtel partenaire, avenue Louise, souligne: '' le projet m'intéressait en termes de visibilité. Pouvoir associer notre marque à ce genre d’approche innovatrice et pouvoir remplir notre parking, surtout en journée me motivaient à accepter cette collaboration.’’

    Aujourd'hui, à Bruxelles, il n'y a pour l'instant qu'environ 600 places disponibles. Mais Be Park table sur le succès de ses premiers partenariats pour séduire de nouvelles entreprises.

    Pierre Vandenbulcke

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