Le montreur de reptiles devait répondre de maltraitance et de négligence envers les animaux. Plusieurs préventions, relatives notamment à des défauts d'entretien ou de mauvais entreposage des animaux, ont été déclarées établies contre le prévenu. Le tribunal a toutefois relevé dans son jugement que les faits reprochés au prévenu devaient être fortement relativisés.
Le juge a relevé que les animaux concernés étaient bien nourris et qu'aucun d'eux n'étaient décédé lorsque la saisie a été effectuée. Par ailleurs, l'homme avait reçu le matin même de la saisie une autorisation de l'Afsca autorisant l'exportation des animaux. Le fonctionnaire qui avait rédigé cette attestation n'avait relevé aucun problème relatif à l'état des animaux.
Le parquet du Procureur du Roi avait d'ailleurs accusé l'Afsca d'avoir commis un faux, accusations écartées par le jugement.
Sur les 48 animaux saisis (des serpents, des mygales, des alligators, des caïmans et des scorpions), seuls 12 ont été hospitalisés. Parmi ces 12 animaux, 6 souffraient de problèmes plus sérieux. Le tribunal a estimé que la saisie ne se justifiait que pour ces 6 animaux-là (3 pythons, 2 téjus et un iguane). Pour les autres, la saisie a été déclarée abusive et la restitution des animaux a été ordonnée.
Belga




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