Les années 60 ont gravé leur souvenir dans le béton. La décision d'entamer le chantier de la place Saint-Lambert a été prise en décembre 1968. Liège a subi d'autres transformations. Les grandes maisons bourgeoises 1900 des quais de la Meuse sont remplacées par des immeubles à appartements et des voies rapides. Le quartier des Chiroux est démoli et reconstruit. Les universitaires migrent vers le Sart-Tilman.
Faire entrer la voiture au cœur des villes, c'est l'idée. Comme à Huy avec la "grande percée" décidée en 1963. "Il fallait qu'on trouve une solution" explique Jean-Louis Joris, architecte. "La circulation dans la rue du Pont et la rue Sous-le Château devenait tout à fait impossible. Mes parents ne comptaient plus le nombre de fois où la façade du magasin était accrochée par les gros camions qui passaient et qui ne savaient pas se croiser". Le quartier autour de la rue Mounie, qu'aimaient beaucoup les photographes de cartes postales, a été détruit: "Ça me fait toujours très mal. Il y avait une sorte de petit parc avec quelques arbres, c'était vraiment très champêtre et malheureusement, il a été démoli".
D'autres projets ont été oubliés : la couverture autoroutière de la Dérivation, idée recyclée puis abandonnée dix ans plus tard à Verviers où l'autoroute devait couvrir la Vesdre sur pilotis.
En 1967, Liège arrête ses derniers trams. Le premier piétonnier date lui aussi des années voiture : c'est Neuvice, en 1965.
F. Braibant




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de lidje quel désastre urbanistique cette période regardez le résultat en face. liège est devenue une des villes les plus laides et sales que je connaisse c'est aberrant de voir qu'ils (les générations précédentes) aient autorisé et cautionné pareille sottise honte sur eux vraiment. franchement alors que liège fut une capitale pendant des siècles il faudrait vraiment me montrer à la loupe les vestiges de cette période aujourd'hui car à part des immeubles dignes de prypiat ou d'une époque stalinienne des bâtiments modernes "véritables œuvres d'art" selon leurs créateurs et autres ignominies... il n'y a rien d'autres. ah si pardon les clodos l'odeur de pisse et la gerbe omniprésente dans le centre ainsi que les tags et les barakis. rue saint-gilles ce sont des seringues vides qu'on ramasse à la pelle après un week-end arrosé... c'est vraiment écœurant ce qu'est devenue cette cité... et ils veulent que ça soit le siège de l'expo 2017? un liégeois déçu
13-06-2012 14:05 |