En France, il faut passer un concours pour être inscrit en logopédie. Mais il n'y a qu'une trentaine de places disponibles pour 3000 demandes. Voilà pourquoi ces jeunes étudiants français viennent s'inscrire en masse dans les écoles belges.
Chez nous, en logopédie, c'est le premier arrivé le premier servi. Ce lundi vers 6 heures, à l'école Hazinelle, certains étaient encore sous leur couette, à même le sol: "On a passé toute la nuit ici, on est arrivé à midi et demi dimanche et on n'était même pas les premiers. Puis on a vu débarquer tout le monde. Et on attend parce que c'est par ordre d'arrivée donc on espère avoir une place". "On se dit tous, qu'est-ce que c'est qu'une nuit dans une vie si c'est pour faire un métier qu'on a envie de faire. Alors oui, autant le faire".
Confrontée à cette situation, la direction d'Hazinelle a décidé d'ouvrir les inscriptions deux heures plus tôt que prévu, c'est-à-dire à 7 heures.
Une fois inscrits, les étudiants devront toutefois encore faire preuve de patience : leur dossier de candidature devra en effet être examiné avant une décision de l'école attendue pour la mi-septembre.
Jeudi dernier, des étudiants français avaient déjà passé la nuit sur le trottoir devant l'Institut Marie Haps, à Bruxelles, également pour s'inscrire en section logopédie.
M. Hildesheim




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