L'exemple de Nikki est emblématique, parce qu'il a été filmé et très médiatisé. Mais, selon la Ligue des droits de l'Homme, les violences policières ne cessent de se multiplier ces derniers temps, particulièrement à l'encontre des mouvements de contestations sociales.
Alexis De Swaef, de la Ligue des droits de l'Homme, explique: "On constate finalement que, en pratique, dans les faits, la solidarité, que ce soit envers les sans-papiers, que ce soit le combat pour un monde socialement plus juste, ces rassemblement sont criminalisés. Ca, c’est absolument inacceptable pour la Ligue des droits de l’Homme."
C'est clairement une atteinte à la liberté d'expression. La police est là pour garantir la sécurité du citoyen et le respect des droits fondamentaux. Mais, dit la Ligue, on est très loin du compte. Voilà pourquoi elle demande à la justice d'enfin prendre ses responsabilités.
"Très souvent, ces dossiers sont classés sans suite et subissent un enterrement première classe de la Justice, parce qu’on dit qu’il n’y a pas assez de preuves et qu’il n’y a pas matière à poursuivre les policiers, déplore Alexis De Swaef. Le cas de Nikki est emblématique, parce qu’ici, il y a des preuves irréfutables. Ce serait un sérieux test pour le parquet de poursuivre directement et efficacement ces policiers et leurs supérieurs devant la Justice."
Des procédures existent: la citation directe, par exemple, pour que, dès le mois prochain, la ou les personnes suspectées de violences sur Nikki soient déférées devant les juges.
Pierre Vandenbulcke – Delphine Wilputte




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