Il y a une chose sur laquelle tout le monde est bien d'accord : l'avenue du Port est en piteux état et il faut la restaurer, aussi bien pour les piétons et que pour les cyclistes.
Brigitte Grouwels, ministre bruxelloise des Travaux, a choisi d'installer des dalles de béton. Une solution qui ne plaît pas à tout le monde. "Un aménagement est vraiment nécessaire mais il est souhaitable qu’il soit le moins invasif possible, déclare Didier Wauters (président du comité de quartier Marie-Christine à Laeken). Sinon, on fabriquerait une sorte de provisoire durable (…) On sait que ce n’est pas la bonne façon de faire. Un petit exemple : les dalles 20X20cm qui vont être posées… Je ne vous donne pas deux ans avant que les racines les aient repoussées !" Ce qui nuirait bien évidemment à la bonne circulation des cyclistes, conclut Didier Wauters.
Il propose d'utiliser un sable spécial, plus écologique et économique. Car l'avenue du port est de toute façon promise à une remise à neuf d'ici 6 bonnes années.
Brigitte Grouwels, de son côté, s'étonne que le compromis trouvé en mai dernier soit contesté. Elle réaffirme sa volonté de refaire des pistes cyclables confortables. Ce qui implique un aménagement avec les arbres : "On sera obligé de couper ici et là certaines racines. Mais ce sont des racines de surface. On a aussi dit que l’on allait prendre un maximum de précautions. On n’arrachera pas des racines avec des grosses machines. On fera les choses prudemment."
Pour la ministre et les associations de cyclistes, l'utilisation de sable n'est pas une solution. La pluie et les racines en feront rapidement quelque chose d'impraticable.
Aldwin Raoul




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de Louvaniste Mme GROUWELS, ignorante des Travaux Publics, doit se rendre compte qu'attaquer les racines à 30 cm de profondeur, ce n'est pas s'attaquer à des racines de surface. Elle fait une confiance aveugle à ses ingénieurs, et c'est là qu'est le problème. "Rien, précisément, ne trahit plus crûment la mollesse d'un gouvernement que sa capitulation devant les techniciens." Le défaut de Bruxelles-Mobilité est sa répugnance à l'entretien (elle ne dispose que de 30 ouvriers, alors que Bruxelles-Environnement, qui s'occupe des parcs, en dispose de 180). Il s'ensuit que Bruxelles-Mobilité confie ses tâches d'entretien au privé, par appels d'offres. Il s'agit de contrats relativement importants, d'où il vient que l'entretien de détail est négligé. Le sable ternaire (très fin gravier de porphyre, compacté) ne se transforme pas en boue sous la pluie, et est perméable à l'eau. C'est une bonne surface pour rouler à bicyclette, utilisée pour les "fietsroutes" en Flandre.
19-07-2012 13:22 |