Dans cette école primaire namuroise où l'on pratique l'immersion, l'organisation d'un CEB en français ne semble poser aucun problème. "Comme le projet de l’immersion, c’est vraiment arriver à penser dans une autre langue, cela ne pose pas de problème aux enfants de passer d’une langue à l’autre", déclare la directrice Céline Pineux.
D'ailleurs, l'école peut comparer puisqu'elle offre deux filières parallèles : une en français et une deuxième en néerlandais. "Il n’y a pas plus de difficultés, en tous cas certainement pas dans la filière immersion."
Ce diagnostic est confirmé par les chercheurs de l'université de Liège (ULg), qui ont réalisé plusieurs études sur l'immersion. "En fin de scolarité primaire, détaille Anne-Catherine Nicolay (docteur en psychologie), on voit que ces enfants parlent le français, le lisent et l’écrivent au moins aussi bien que les enfants qui sortent de l’enseignement traditionnel monolingue. Pour moi, il n’y a pas de raison que le CEB soit proposé en langue cible aux enfants qui sortent de l’immersion."
Les cours d’éveil posent tout de même un problème particulier car ils sont souvent donnés intégralement en langue étrangère. Comment un élève peut-il savoir que le "Middeleeuw" devient le "Moyen-âge" ou que "zenuwstelsel" devient le "système nerveux" ? Sans redonner toutes les leçons, un instituteur francophone doit leur enseigner le vocabulaire nécessaire, conseillent les pédagogues. Et si possible pas au pas de charge quelques jours avant le CEB, comme cela se pratique dans certaines écoles.
François Louis




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