C'est une histoire vécue. Une Polonaise d'Ixelles nous raconte avoir reçu cet été un appel d'un parti politique pour l'inviter à figurer sur la liste. Elle parle un français approximatif, n'aime pas la politique et ne connait pas les institutions belges. Seul son réseau de ressortissants polonais pouvait intéresser ce parti. L'histoire ne surprend pas Andrea Rea, sociologue à l'ULB, qui suit de près les candidatures des personnes d'origine étrangère.
"Il y a une grande implantation polonaise et je pense que les partis sont soucieux d’avoir sur leur liste électorale le Polonais. C’est toujours délicat parce qu’on va dire que c’est le Polonais de service, ce qui est vrai mais en même temps, c’est aussi une manière d’ancrer ce type de population dans la vie politique."
C'est du cynisme si le parti profite des voix massives d'un candidat sans pour autant lui offrir un bon mandat, et cela arrive. Andrea Rea relève aussi un paradoxe des partis qui d'un côté déplorent le communautarisme ambiant, mais qui tout de même exploitent le filon : "à partir du moment où l’on dit qu'on choisit une Polonaise en espérant qu’elle mobilise le réseau polonais, c’est du bon sens d’une certaine manière. Si on s’arrête à cette idée-là, ce qu’on incite à faire c’est garder des liens qui soient communautaires plutôt que des liens relativement élargis avec des populations d’origine diversifiée "
Un exemple : le premier à dire la nécessité d'une cohésion à Bruxelles au-delà des communautés, c'est le ministre-président Charles Picqué, pourtant une Polonaise sur sa liste du bourgmestre à Saint-Gilles distribue des tracts en polonais uniquement. Un exemple parmi d'autres, dans d'autres partis.
Myriam Baele




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de lerikske Le systématique racolage communautariste n'a rien de neuf,on voit ce que cela a donné dans certaines communes.Le manque de vue à long terme de la société par les pitres qui nous gouvernent, leur carriérisme qui passe avant le reste et leur soif de pouvoir qui nourrit leur mégalo démesurée a conduit au grand merdier dans lequel nous sommes aujourd'hui forcés de vivre. Un communautarisme exacerbé par une vision électoraliste qui engendre des ghettos et un tribalisme débile (des jeunes qui refusent des éducateurs "belges" parce que blancs et non musulmans par ex. Vous avez dit :'intégration ?), des souches immigrées qui votent non pas pour une idée Nationale mais pour une "tête", communautariste, qui cadenasse encore plus les ghettos et encourage des revendications culturelles, anti-démocrates, en totale inadéquation avec le pays d'accueil, etc. Pitres & bouffons à la tête des communes et de l'État, et nous sommes "obligés" de voter pour "ça".
25-09-2012 12:48 |