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« Les Bijoux de Sophie », rencontre avec la féminité

REGIONS | vendredi 18 juin 2010 à 12h21

  • Une créatrice sur mesure, prête à réaliser vos rêves les plus fous.

    Architecte d'intérieur de formation, Sophie découvre la perle et les pierres, et décide d'acquérir un nouveau savoir-faire. Une heureuse autodidacte.

    • Comment l'aventure a-t-elle commencé ?

    Pendant mes études, j'ai toujours travaillé pour avoir un plus ; dans des boutiques  pour enfants souvent. Mon parcours d'architecte terminé, j'étais déjà dans la vie active, et j'ai continué à travailler dans des magasins, en installant mon activité complémentaire. Mais ce sont  les copines qui m'ont encouragée, après avoir vu une parure réalisée pour un mariage. J'avais aussi flashé sur une broche, que j'ai eu envie de refaire, et à partir de là, j'ai exploré les matières, pour installer mon propre style. J'allais avoir trente ans, quand l'activité complémentaire est devenue une activité principale, cela fait 3 ans aujourd'hui et je ne regrette rien. Ma boutique est installée dans mon appartement, et je travaille chez moi, à mon rythme.

    Des créations, sur mesure, pour des événements particuliers, tout est permis ?

    Des créations sur mesure, pour les mariages : la mariée, les demoiselles d'honneur et la suite, de manière à assortir les bijoux aux toilettes. Les personnes viennent avec leur robe, ou avec un morceau de tissus. J'ai une vitrine d'essayage, et à partir de cela, on détermine les envies. C'est un des gros chantiers de l'année, l'autre étant le marché de Noël de la Place d'Armes à Namur ; pendant un mois je travaille dans mon chalet, je crée sur place, je partage, c'est très chouette.

    Sur Internet, on vous découvre aussi ?

     

    C'est une vitrine pour moi, et ça permet tout de suite au public, de voir si mon style lui convient. On regarde, on découvre et on gagne du temps. Ensuite je suis contactée, et je reçois la personne à l'atelier.

    Vous avez un matériau de prédilection ?

    Je travaille essentiellement la pierre naturelle, semi-précieuse, et pour la mariée la perle de culture et l'imitation de chez Swarovski.

    C'est un second travail, de prospection celui-là ?

    Pour les pierres, c'est au coup de cur. Je travaille avec une dame qui achète en Indonésie et en Thaïlande ; les pierres sont déjà taillées et polies et je les achète sur fil. C'est un plaisir, je passe une journée complète à observer et à choisir. Pour le petit matériel, le câble, l'élastique,  les attaches, et tout ce qui sert à finir l'objet, j'ai un fournisseur, que j'ai mis du temps à trouver, mais qui propose de la qualité. C'est très important.

    Etes-vous déjà sortie de nos frontières ?

    Oui, pour des mariages, en France, en Espagne, en Pologne entre autres. 

    Existe t-il une clientèle masculine ?

    J'ai eu énormément de demandes d'amis surtout, mais j'ai peu de latitude. Le choix est trop restreint chez les grossistes, par rapport à ce que je souhaiterais faire. Donc j'ai momentanément arrêté, mais j'y reviendrai certainement, à condition de trouver ce qui convient au style que je veux proposer.

    Christine Pinchart

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