Sur la matinée, en plein cœur du marché, ils seront plus d'une vingtaine à venir s'exprimer devant la caméra du Votomaton. Pour certains, c'est l'occasion de lister les reproches mais pour la plupart des citoyens-témoins carolos, c'est l'insécurité en ville qui préoccupe : "Les problèmes de violence, de drogue… On devrait faire un bon nettoyage de la ville pour qu’elle redevienne comme je l’ai connue, il y a vingt ans (…) Ici, en tant que femme, je ne me sens pas du tout en sécurité. Le matin comme le soir. Dès que l’on porte une jupe ou quoique ce soit d’autre, on se fait insulter ou embêter."
Deuxième au hit-parade des constats et des demandes : l'état des voiries. Routes défoncées, trottoirs dangereux, avaloirs bouchés ou cassés depuis des mois... Tout y est passé. "Je suis malvoyant. Je me déplace avec mon chien. Les trottoirs sont mal en point ; les voitures se garent n’importe où… Je voudrais que cela change (…) Les avaloirs sont bouchés, les trottoirs pas entretenus."
Derniers points, et là-aussi ce n’est pas une surprise : les Carolos, partagés entre colère et exaspération, pointeront encore l'insalubrité, le manque de propreté (surtout dans la périphérie) ou encore la faiblesse des offres culturelles et sportives.
Et puis on retrouve une constante dans tous ces témoignages : les Carolos sont attachés à leur ville mais ils regrettent l’image qu’elle véhicule. "J’adore ma ville mais il manque de propreté et de parkings gratuits."
Hugues Decaluwé




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