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Le trône instable de Saint-Nicolas

REGIONS | vendredi 21 septembre 2012 à 17h01

  • Une commune où le PS a toujours été omniprésent, avec 19 sièges sur 27, mais où les bouleversements et ruptures ont rythmé la législature qui s'achève. Avec, en point d'orgue, le décès inopiné, le 5 août dernier, du futur candidat bourgmestre attendu: Michel Daerden. Le 14 octobre amènera-t-il davantage de stabilité ?

    A St-Nicolas, la liste des bourgmestres en titre, faisant fonction ou futur est impressionnante, d'autant qu'ils proviennent tous du Parti Socialiste. Il y eut d'abord le daerdennien Patrick Avril, également député régional, qui se trouva condamné par la Justice pour l'affaire des panneaux électoraux financés ou installés par du personnel en 2004.

    En novembre 2009, Jacques Heleven devenait bourgmestre faisant fonction, avant d'être brièvement détrôné au printemps 2011 par le conseiller communal et chauffeur de Michel Daerden, Birol Cokgezen. Deuxième en voix de préférence après Patrick Avril, mais contesté par l'ensemble de son groupe, il n'a détenu le mayorat que quelques jours, le temps que la Fédération du PS mette les socialistes saint-clausiens sous tutelle...

    Michel Daerden, évincé d'Ans par Stéphane Moreau, entre en piste début 2012 comme prétendant au trône de St-Nicolas, mettant ainsi sur le côté Jacques Heleven qui estimait n’avoir pas démérité... Et soudain, ce dernier refait surface comme tête de liste du PS, après le décès inopiné de Michel Daerden le 5 août dernier.

    Dans l'opposition, le groupe Ensemble s'est lui aussi fracturé. La conseillère MR Isabelle Fréson a repris sa liberté, laissant Ensemble le CdH et l'Alternative socialiste qui comptent 5 conseillers communaux sortants et espèrent faire mieux encore, avec, comme tête de liste le conseiller sortant Gilbert Fransolet.

     Dominique Decoster, conseillère communale sortante, conduit la liste Ecolo qui est poussée par Marie Caprasse, ancienne échevine socialiste de la ville de Liège.

    Autant dire que les habitants de St-Nicolas aspirent à un minimum de stabilité après le 14 octobre. Stabilité qui ne peut être immobilisme : le chômage, les problèmes dans les quartiers, l’urbanisme, la propreté publique et la sécurité sont les premières préoccupations des Saint-clausiens. 

    Alain Delaunois

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