"Je suis sur le marché du travail". C'est par ces mots, prononcés en conférence de presse au début juin 2011, que l'entraineur de Standard a annoncé son départ.
Cette phrase a été reprise, dès le lendemain, dans toute la presse. Et c'est cette phrase qui a emporté la conviction du tribunal. C'est la manifestation claire d'une intention définitive et irrévocable, d'une volonté sérieuse, réelle et non ambigue: c'est un acte juridique de congé.
Dès lors, il n'importe guère qu'il reste quelque doute sur la nature du contrat d'emploi au moment de la rupture: contrat à durée déterminée, pour coacher l'équipe première, ou contrat à durée indéterminée comme directeur technique ?
C'est sur ce flou que le clan D'Onofrio a voulu jouer. Mais la demande de 750 000 millions, au titre de préavis, est déclarée recevable mais non fondée. C'est un pari perdu: en droit, c'est bien le travailleur qui est parti, il n'a juste rien à réclamer.
Il doit au contraire indemniser symboliquement son ancien employeur, et même verser un dédommagement pour procédure téméraire et vexatoire. De quoi passer du rouge de la colère au rouge de la honte.
Michel Gretry




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de Rouge de honte Ben voilà
27-04-2012 00:32 |