Au bord de l'eau, un père et sa fille jouent, en maillot. Un sauveteur les surveille. Autour d'eux, la plage est presque vide. Ici, depuis l'an dernier, deux ou trois choses ont changé.
Dominique, gardien du domaine, explique : ''On a placé cette grille l’an passé. Elle encercle toute la zone de la plage.’’
Pour entrer, il faut désormais pousser de solides portes grillagées, payer cinq euros par personne, et montrer sa carte d'identité. Des nouveautés qui sont arrivées après les incidents de Pâques 2011. Myriam Dewael, responsable du domaine, déclare : ''Depuis qu’on a clôturé la plage, fait payer l’entrée et contrôlé les identités, on ne voit heureusement plus les jeunes.’’
La directrice nous assure qu'en un an, le public a changé. ''Maintenant, il y a vraiment des familles avec des petits enfants et des gens plus âgés. Disons qu’à présent, le public est très hétérogène. Du plus jeune au plus âgé, les gens reviennent.’’
Un public qui est plus hétérogène, mais aussi moins bruxellois. ''C'est vrai. Maintenant, je pense qu'il y a encore des gens qui viennent de Bruxelles, mais ce sont des gens qui ne posent pas de problème, qui ne cherchent pas la bagarre’’ souligne encore la directrice.
Sur la plage, c'est vrai, personne ne cherche la bagarre. Il faut dire qu'il n'y a pas tellement de monde depuis le début de la saison. Le plus beau jour de la semaine dernière, un millier de personnes est venu se dorer la pilule. La plage peut en accueillir au moins 4000.
En ce qui concerne les tarifs, les enfants en-dessous d'un mètre 30 paient un euro. Un moyen de favoriser la venue d'un public familial.
Hélène Maquet




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