Marie Rocher (directrice de la Maison Maternelle) et Edwige Sacré (assistante sociale) expliquent que le plus souvent, ces enfants sont vraiment désirés par les jeunes mamans. "Ce n’est pas un désir qui est élaboré sur un tas de questionnements (pratiques ou autres), tels qu’ils surviennent lorsque l’on envisage d’avoir un enfant. Ici, c’est du désir. Je vais avoir un enfant, je suis enceinte, je vais fonder une famille… On est vraiment dans de l’émotionnel."
Une grossesse qui répond à un besoin d’amour, ajoute la directrice. "Elles me posent d’ailleurs souvent la question : est-ce que mon enfant va m’aimer ?"
Sarah a 19 ans. Elle va bientôt accoucher d'une petite fille. Elle a déjà connu une grossesse à 17 ans, mais a perdu le bébé. Avoir un enfant, elle y pense depuis l'âge de 15 ans même si elle sait qu'elle devra renoncer à certaines choses. "Les sorties, c’est fini. Les petites bêtises d’avant, c’est fini aussi. C’est une grosse responsabilité. Encore maintenant, je sais que je pourrai là laisser à mon papa, ma maman. Mais je ne me vois pas sortir sans elle. Les copains, ce sera fini aussi, car je serai occupée 24h/24."
Avoir un enfant tôt, c’est renoncer à une partie de sa jeunesse, déclare encore Sarah. "On est obligée de penser études-boulot… On ne peut plus faire comme les jeunes d’aujourd’hui : aller au cinéma quand on veut, en boîte de nuit, s’amuser à toute heure… On n’a pas vraiment de jeunesse. "
Dans sa dernière étude sur la sexualité des jeunes, l’Observatoire de la santé du Hainaut dévoile que huit bébés sur mille ont une maman mineure d’âge.
Stéphanie Vandreck




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)








Faire un commentaire
sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.