Fermer la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise, c'est déjà ce que le groupe avait décidé en février 2003. Le rachat par Mittal et la relance en 2008 n'auront été que des espoirs de courte durée. Le patron anglo-indien de l'acier liégeois a finalement raisonné comme ses prédécesseurs.
Le
rassemblement dans le détail
Dès 8H30, trois cortèges sont partis du centre Acier de Flémalle, de Ferblatil à Tilleur
et le troisième du haut-fourneau d'Ougrée. Vers 10 heures, les cortèges sont arrivés au lieu de rassemblement, sur la place communale, au centre de Seraing. Le meeting a rassemblé plusieurs orateurs syndicaux (FGTB et CSC).
Il n'y a pas eu d'intervenant politique. A la fin des discours, peu après 11 heures, le rassemblement s'est disloqué. Aucun débordement n'a été signalé.
Afin d'encadrer les manifestants, aucun policier fédéral ni d'autopompe n’a été mobilisé. Uniquement
des policiers locaux des zones concernées: Seraing, Flemalle et Ans-Saint-Nicolas.
Soit, en tout, une centaine d'hommes. La zone de police de Liège était également
prête à intervenir en renfort. D'importantes mesures de circulation avaient aussi été prévues sur le parcours des cortèges et au centre de Seraing.
Au total, environ 10 000 personnes se sont rassemblées sur la place
communale de Seraing, selon les syndicats et les forces de l'ordre.
Appel au calme
Le mot d’ordre avait été lancé par les
syndicats au travers diverses assemblées générales ou réunions d’information
avec les acteurs régionaux : il ne s’agit pas de casser ! ''Cela doit
être une manifestation digne et calme'', a lancé Jean-Luc Rader (secrétaire
régional FGTB métal).
Et effectivement, la situation était ce mercredi différente de 2003 ou 2009, à Luxembourg, le siège social d’ArcelorMittal, où l’on avait noté plusieurs affrontements avec les forces de l’ordre. ''Ce n’est pas ici, à Seraing, que les centres de décision se trouvent. Ici, il faut montrer que la population se mobilise pour nous. Et ce n’est pas en lui faisant peur qu’elle nous rejoindra.''
Solidarité des travailleurs wallons
Plusieurs délégations de travailleurs wallons – voire étrangers (c’est le cas des ouvriers du site lorrain d’ArcelorMittal) – sont venus gonfler les rangs des manifestants. Ainsi, à Charleroi par exemple, 300 militants de la FGTB et de la CSC ont embarqué dans des cars tôt ce mercredi matin. Direction Liège. ''C’est important de marquer notre solidarité car ce qui arrive à Liège pourrait très bien arriver ailleurs'', a déclaré Daniel Piron (secrétaire régional de la FGTB).
Camillo D'Aloisio (permanent CSC métal), lui, est revenu sur l’effet domino qu’entraîne une telle fermeture : ''La situation n’est globalement pas meilleure en Hainaut. Il y a aussi des emplois qui se perdent tous les jours, non seulement dans la sidérurgie même mais aussi chez les sous-traitants.'' Exemples : chez Aperam ou aux tréfileries de Fontaine-l’Evêque. ''On doit rester vigilant !''
Solidarité des Sérésiens
A cette mobilisation générale des travailleurs sont également venus se joindre les habitants de la Ville. Les commerçants qui, pour bon nombre d’entre eux, ont fermé leur boutique ce mercredi. Les écoles de la région ont tourné au ralenti. Mais aussi les agents communaux qui ont été autorisés à quitter leur service le matin pour être aux côtés des métallos d’Arcelor.
Les
réactions politiques
Politiquement aussi, cette fermeture de la phase à chaud a suscité de multiples interventions au parlement wallon mardi. Le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, a répondu à une quinzaine d'interpellations et a indiqué qu'il souhaitait plus de clarté pour le froid. ''Je ne comprends pas qu’un groupe de cette importance ne vienne pas avec un plan industriel complet. Ils disent que le froid est un outil important (…) Nous sommes pourtant disponibles pour travailler avec eux afin de développer la filière à froid.'' Sans réponse jusqu’à présent.
Un conseil d’entreprise devrait avoir
lieu fin de la semaine. Il devrait apporter quelques réponses à ce sujet. ''De
mon côté, rappelle le ministre, je continuerai à garder contact avec les
dirigeants. Nous avons besoin d’une vision à long terme de l’outil, du site.''
Xavier Van Oppens, M. Hildesheim, F. Louis, R. Hermans




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de ouvrier de Chertal Suite à cet évènement, un excellent film a été réalisé sur le travail en pause à l'aciérie de Chertal. Ce court métrage de 12 min intitulé "pause2" a gagné le prix de la réalité au festival du film amateur de Namur en 2006. Le jeune ouvrier intérimaire avait réalisé et produit ce film sur une période de 2 ans, il serait intéressant de diffuser ce ilm à l'antenne pour retracer les faits et gestes au travail des chertaliens.
27-10-2011 10:02 |
de ouvrier de Chertal un excellent film a été réalisé par un intérimaire à la Coulée continue et l'aciérie de Chertal. Ce court métrage de 12 minutes qui s'intitule "pause2" à gagner le prix de la réalité au festival du film amateur à Namur en 2006. Pendant une période d'environ de deux ans ce jeune ouvtier à filmer une équipe en pause sur le lieu de travail, avant de reprendre des études audio visuel à l'académie des beaux arts de Liège. Ce serait intéressant que ce film puisse passer sur vos ondes.
27-10-2011 08:32 |
de Délégué FGTB-Auto5, Carlos Pontigo. Nous, travailleurs d’Auto5, avons montré notre soutien pour la sidérurgie Liégeoise et pour le bassin Liégeois … et ce n’est pas fini. Une petite ile dans l’océane d’amnésie, rassemblons les iles pour fusionner en un grand continent « continent Sociale ».
26-10-2011 16:20 |
de jimmy Non mr Pontigo! Nous les travailleurs, beaucoup plus de 10.000, 20.000, 30.000, qui avons travaillé dur aujourd'hui nous ne sommes pas d'accord. Nous avons connu le chômage, les difficultés, mais nous avons lutté intelligemment. Nous nous sommes recyclés, les cours du soir etc, nous avons accepté des travaux ingras, loin de chez nous, alors vous pensez bien qu'on ne va pas être solidaire des syndicats qui se moquent des petits ouvriers que nous sommes. NON monsieur!!!
26-10-2011 19:25 |
de jeje Tout à fait d'accord cher dodain. Less syndicats n'ont qu'un but : appeler la population à l'émeute, alors que la situation demande du calme et de la réflexion.
26-10-2011 16:07 |