Michael De Angelis et Saïd Touzani ont ouvert une supérette il y a tout juste un mois. Anciens employés de la grande distribution, ils sont venus de Wallonie pour ouvrir un magasin à Schaerbeek. "C’était le meilleur choix. Nous, ce que l’on recherchait, c’était la proximité."
La proximité, l'approche commerciale fait mouche chez des citadins dont le mode de vie évolue. Depuis 15 ans, les habitants de la périphérie reviennent en ville. Et ce retour des habitants "s’est accompagné d’un retour des commerces, déclare Pierre-Yves Bolus (directeur d'Atrium, l'agence bruxelloise pour le développement des Quartiers Commerçants). Progressivement, les chaînes de la grande distribution ont suivi et ont adopté les formats de leurs magasins pour s’implanter et revenir en ville."
En ville, où les citadins cherchent généralement le magasin proche où l'on trouve tout et le commerçant qui les reconnaît. Michael et Saïd l'ont d’ailleurs bien compris. "Quand ils viennent faire leurs courses, il y a une certaine familiarité. On est un peu comme le petit épicier de proximité. C’est sympa."
Les supérettes franchisées remplacent-elles l'épicier du coin ? Peut être... Mais ces magasins généralistes installés au coin de la rue ne font pas les affaires de tout le monde. En 15 ans, plusieurs magasins ont fermé leurs portes : 200 boucheries, 136 boulangeries, 144 fleuristes… Ce sont des produits que l’on retrouve aujourd’hui dans ces supérettes, révèle une étude d'Atrium.
Hélène Maquet




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