60% de ces nouvelles recrues viendront compenser les départs à la retraite. Les 40% restants viendront rejoindre les 7000 travailleurs actuels de la Stib. Pour l’heure, la dotation publique régionale assure 45% du financement de la Stib ; les recettes propres, les 55% restants. Avec 6% de voyages en plus l'an dernier et une croissance estimée à 21% à l'horizon 2016, la Stib va donc devoir recruter, acheter des véhicules supplémentaires, construire de nouveaux dépôts et étendre son réseau. Il faudra donc trouver plus d'argent.
Kris Lauwers, le patron de la Stib ad interim : "Nous allons sans doute devoir augmenter nos recettes propres. Et là, on parle de publicité, de tarif mais aussi peut-être de vendre des immeubles. Le gouvernement devra se poser la question s’il n’y a pas de moyens extra-budgétaires en-dehors du budget régional. On parle de Beliris, de taxation kilométrique pour les voitures… Et puis, il y a techniques comptables."
Une approche libérale qui inquiète certains travailleurs. Ceux-ci redoutent davantage de pression, d'autant que pour une fois on leur annonce la couleur. "Nous devons évidemment devenir encore plus efficace et productif, coûter moins", répète Kris Lauwers.
Après avoir maladroitement dit qu'il fallait "traire les clients", Kris Lauwers semble en tout cas vouloir ménager le personnel. "Nous ne voulons certainement pas presser nos chauffeurs comme des citrons ! Nous connaissons la difficulté de leur situation."
Le nouveau patron de la Stib aura du pain sur la planche pour réussir le développement de la société. Le nom du successeur d'Alain Flausch devrait être connu au mois de juin.
Jean-Claude Hennuy




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