Dans son rôle, l'opposition fustige l'inconstance des responsables politiques au pouvoir. Didier Gosuin, chef de groupe FDF, déclare: "dès que les feux de l’actualité s’éteignent, la volonté politique s’étiole."
Pour autant, Didier Gosuin ne veut pas entendre parler de problème institutionnel. "C’est quand même assez étonnant que lorsqu’il y a des problèmes bruxellois, les solutions sont toujours une question de structure institutionnelle. Lorsque les mêmes problèmes se produisent à Liège, à Gand, à Anvers ou à Charleroi, alors les problèmes ont d’autres origines."
Sans excuser la violence contre le personnel de la Stib, l'Ecolo Céline Delforge renvoie une partie de la responsabilité vers la société de transport elle-même, exemple vécu à l'appui sur la ligne 95. "Quand vous descendez, le bus qui se trouve devant vous, vous attend. Une fois qu’on est tous descendus, les bus est parti. Vous pensez que cela met les gens dans quel état ?"
C'est le sp.a qui se montre le plus critique. Pour Sophie Brouhon, il faut oser poser les questions institutionnelles. "Depuis des années, la politique de sécurité souffre d’une véritable tare qui est : ‘nous ne sommes jamais responsables’. Aujourd’hui, on ne peut plus se permettre de répondre aux problèmes de sécurité par des réponses évanescentes, comme on le fait depuis des années."
Charles Picqué a promis des améliorations grâce aux effectifs policiers et à l'argent venant du pouvoir fédéral. Il reste à voir si cela sera suffisant.
Philippe Carlot




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