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Duferco-NLMK: 600 emplois menacés, NLMK veut rencontrer Elio Di Rupo

REGIONS | Mis à jour le jeudi 25 octobre 2012 à 19h08

  • Après l'annonce par la direction des deux entreprises d'une réduction de 50% des effectifs au cours d'une réunion avec les syndicats ce jeudi matin, les syndicats ont entrepris des actions au sein des deux usines concernées. La direction de NLMK a sollicité un entretien avec le Premier ministre Elio Di Rupo et le gouvernement wallon.

    Les instances dirigeantes de Duferco et NLMK ont déclaré ce jeudi matin vouloir, à terme, se séparer de la moitié des effectifs des entreprises. Cela concernerait donc 601 travailleurs sur les 1 357 que comptent les deux usines.

    La direction de NLMK a sollicité une rencontre avec Elio Di Rupo et le gouvernement wallon car elle "souhaite les sensibiliser à la gravité de la crise à laquelle NLMK La Louvière est confrontée". "Si des solutions ne sont pas trouvées très rapidement, la survie de la société ne pourra pas être assurée", souligne la direction de NLMK.

    601 emplois menacés

    Les directions louviéroises de Duferco et de NLMK ont annoncé jeudi matin, lors d'une réunion avec les syndicats, un plan d'économies qui menace 601 travailleurs sur les 1357 employés des deux sites. Les directions ont également fait part de leur intention de maintenir leurs activités à La Louvière.

    Selon les directions des deux sites, les difficultés que traverse actuellement le marché de la sidérurgie sont à l'origine des mesures drastiques avancées jeudi matin. Ces difficultés seraient induites par :
    * la demande, le niveau de prix du marché ne permettant pas de générer des ressources financières
    * un marché incertain
    * une situation de trésorerie des clients ne permettant pas d'obtenir les assurances crédit pour les livraisons.
    L'obligation d'améliorer les délais de livraison ainsi que le coût de production dans le but de répondre au mieux à la demande pèseraient également lourd dans la balance.

    Le plan d'économie annoncé toucherait jeudi près de la moitié du personnel actuellement engagé sur les deux sites, soit 601 travailleurs sur 1.357. Le plan devrait toucher toutes les catégories de travailleurs.

    Selon la CSC, les travailleurs des laminoirs (NLMK) ont déposé les outils ce jeudi à midi. Les conciergeries ont également marqué un arrêt de travail. "Il n'y a plus d'entrées ni de sorties au niveau des deux entreprises. Du côté des produits longs chez Duferco, les travailleurs sont de toute façon en chômage jusqu'au 5 novembre", a précisé Fabrice Stevens de la CSC.

    Le travail à l'arrêt dans certains secteurs jusqu'à vendredi matin

    Le Setca-Centre confirme des arrêts de travail jusqu'à vendredi matin chez NLMK et Duferco à La Louvière. Le syndicat socialiste attend un plan industriel des deux directions.

    Certains secteurs des entreprises Duferco et NLMK ont débrayé jusqu'à vendredi à 6h, à la suite de l'annonce du plan de réduction des coûts.

    "Nous attendons un plan industriel sur 3 à 5 ans de la part des deux directions", a indiqué Manu Morais du Setca. "Nous pourrions espérer une reprise des commandes dans un futur proche. Mais nous refusons dans tous les cas que du personnel actuel soit licencié alors que nous vivons une période de crise et, qu'une fois une reprise annoncée, on fasse appel à des intérimaires".

    Le Setca a par ailleurs précisé que les entrées des deux usines étaient bloquées. "Une assemblée générale des travailleurs devrait être programmée en début de semaine prochaine pour faire le point sur la situation et définir nos objectifs face au plan avancé par les directions des deux entreprises", a conclu Manu Morais.

    Les travailleurs des laminoirs (NLMK) ont déposé les outils jeudi midi, avait déjà indiqué la CSC. Les conciergeries ont également marqué un arrêt de travail. Il n'y a plus d'entrées ni de sorties au niveau des deux entreprises, précise le syndicat chrétien. Du côté des produits longs (Duferco), les travailleurs sont en chômage jusqu'au 5 novembre.

    La CSC Metal veut rester réaliste

    "Nous ne nous attendions pas du tout à l'annonce d'un plan de réduction des coûts aussi drastique", a indiqué Camillo Daloisio de la CSC Metal. "Des pistes pratiques nous ont été proposées, touchant notamment quelque 600 travailleurs et des conventions d'entreprise. Nous voulons être réalistes. A nous donc de travailler à des contre-propositions. (…) Notre souci est en tous cas que le maximum d'emplois soient préservés. "

    L' ACV-CSC METEA Hainaut parle de la poursuite d’un génocide social

    "Nous savions que les deux entreprises n'allaient pas bien mais nous ne nous attendions absolument pas à une annonce de si grande ampleur. C'est plus de 600 familles qui voient leurs projets d'avenir remis en question" s'exclame Jean-Marie Hoslet, secrétaire principal ACV-CSC METEA pour le Hainaut. Les deux entreprises ont pour volonté d'adapter leur fonctionnement et leur structure aux commandes.

    Cela signifie la suppression de postes, la sous-traitance de toutes les activités n'ayant pas trait directement à la sidérurgie, une polyvalence extrême des travailleurs et une meilleure productivité.

    "Il est temps que les politiques se réveillent" ajoute-il. "On parle partout (en France et en Allemagne notamment) de la nécessité de réindustrialiser et, si nous ne bougeons pas maintenant, il sera une fois de plus trop tard. Nous serons à nouveau les grands perdants !" A nouveau, ACV-CSC METEA exige d'urgence une réunion concernant le devenir des entreprises sidérurgiques wallonnes. Elle demande aussi qu'on arrête de saucissonner chaque dossier, ce qui a pour résultat direct de mettre en péril l'avenir des travailleurs wallons.

    Selon la direction, les partenaires sociaux ont refusé la discussion

    Selon la direction, elle a présenté aux partenaires sociaux les différentes pistes qui pourraient permettre à la société de maintenir ses activités. Les partenaires sociaux n'ont pas voulu discuter des propositions de la direction et ont quitté prématurément la réunion. Selon ses dires encore, la direction souhaite toujours privilégier le dialogue et espère pouvoir programmer rapidement de nouvelles réunions avec les partenaires sociaux afin d'arriver à un accord pour la mise en oeuvre de solutions qui permettront à l'entreprise de revenir à une situation d'équilibre. "Sans accord, la survie du site de La Louvière n'est pas assurée", a-t-elle ajouté.

    Jérôme Durant, Daniel Barbieux et Ju. Vl. avec Belga

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    Derniers commentaires

    • de Pierre En même temps ce n'est pas non plus une énorme surprise... Il est temps que les gens comprennent la logique des choses. Au lieu de subir il faut s'adapter. Subsider des secteurs qui vont vers une mort certaine est contre-productif. Il faut mettre cet argent dans des secteurs NON-DELOCASLISABLES! Notre économie s'est trop longtemps basée sur des produits facilement produits ailleurs. C'est dans l'innovation et les nouvelles technologies quíl faut se pencher!!!

      26-10-2012 13:07 | Répondre

    • de philvanmordicus Il faudra bien un jour que les wallons se fassent à l'idée que les vieilles industries lourdes c'est du passé ! On a déjà versé bien trop d'argent pour garder cette activité,à chaque fois le pognon s'est retrouvé avec les carnets de commande dans un pays bien loin de chez nous. Ce gaspillage nuit à l'innovation,ne laissant que très peu de moyens aux entrepreneurs. A quand un grand projet belge...? Nous avons des infrastructures pr fabriquer des automobiles,pourquoi pas lancer un projet pour la construction de voitures électriques avec un réseau d'alimentation suffisant... çà fera pas des emplois??? C'est toujours mieux que de remplir les poches à ces grands patrons peu scrupuleux!

      25-10-2012 21:15 | Répondre

    • de jack 356 Quel folie;les riches plus riches;les pauvres plus pauvres.45OO emplois a genk;600 chez duferco;photo hall annonce egalement 400 emplois en moins en belgique.Je viens de voir que ford angleterre va se separer de 1400 ouvriers.Ou va t on et que fais le gouvernement;nous allons droit a la catastrophe

      25-10-2012 20:40 | Répondre

    • de Ledieu Jean Claude JCL Au journal de ce soir, la RTBF a parlé en premier de la situation chez Ford à Gang, elle aurait du parler en premier des 600 pertes d'emplois chez Duferco, ensuite des pertes d'emplois chez photohall ... on est en wallonie quand même. Mais non, elle n'a pas parlé de photohall, elle a préféré parlé en premier de ce qui se passe en Flandre ... Tirons en les conclusions. JCL

      25-10-2012 20:03 | Répondre

    • de chantal godfroid On veut nous faire croire que la sidérurgie wallonne se porte mal , après Arcelor-Liège voila maintenant la Louvière,et Genk. En fait je pense que leur intention est de supprimer des emplois en prétextant qu'il faut faire baisser le coût du travail pour vendre l'acier belge moins cher ,soit-disant pour concurrencer les autres producteurs mais leur but et de faire pression sur les syndicats,pour leur faire accepter leur "plan de restructuration".Ce n'est qu'une manoeuvre pour organiser une fuite des capitaux car il savent très que le système est en train se s’effondrer .Que fait notre gouvernement: il sourit comme si c’était une bonne nouvelle. (Mohamed Darrasi).

      25-10-2012 14:16 | Répondre

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    • de Pierre En même temps ce n'est pas non plus une énorme surprise... Il est temps que les gens comprennent la logique des choses. Au lieu de subir il faut s'adapter. Subsider des secteurs qui vont vers une mort certaine est contre-productif. Il faut mettre cet argent dans des secteurs NON-DELOCASLISABLES! Notre économie s'est trop longtemps basée sur des produits facilement produits ailleurs. C'est dans l'innovation et les nouvelles technologies quíl faut se pencher!!!

      26-10-2012 13:07 | Répondre

    • de philvanmordicus Il faudra bien un jour que les wallons se fassent à l'idée que les vieilles industries lourdes c'est du passé ! On a déjà versé bien trop d'argent pour garder cette activité,à chaque fois le pognon s'est retrouvé avec les carnets de commande dans un pays bien loin de chez nous. Ce gaspillage nuit à l'innovation,ne laissant que très peu de moyens aux entrepreneurs. A quand un grand projet belge...? Nous avons des infrastructures pr fabriquer des automobiles,pourquoi pas lancer un projet pour la construction de voitures électriques avec un réseau d'alimentation suffisant... çà fera pas des emplois??? C'est toujours mieux que de remplir les poches à ces grands patrons peu scrupuleux!

      25-10-2012 21:15 | Répondre

    • de jack 356 Quel folie;les riches plus riches;les pauvres plus pauvres.45OO emplois a genk;600 chez duferco;photo hall annonce egalement 400 emplois en moins en belgique.Je viens de voir que ford angleterre va se separer de 1400 ouvriers.Ou va t on et que fais le gouvernement;nous allons droit a la catastrophe

      25-10-2012 20:40 | Répondre

    • de Ledieu Jean Claude JCL Au journal de ce soir, la RTBF a parlé en premier de la situation chez Ford à Gang, elle aurait du parler en premier des 600 pertes d'emplois chez Duferco, ensuite des pertes d'emplois chez photohall ... on est en wallonie quand même. Mais non, elle n'a pas parlé de photohall, elle a préféré parlé en premier de ce qui se passe en Flandre ... Tirons en les conclusions. JCL

      25-10-2012 20:03 | Répondre

    • de chantal godfroid On veut nous faire croire que la sidérurgie wallonne se porte mal , après Arcelor-Liège voila maintenant la Louvière,et Genk. En fait je pense que leur intention est de supprimer des emplois en prétextant qu'il faut faire baisser le coût du travail pour vendre l'acier belge moins cher ,soit-disant pour concurrencer les autres producteurs mais leur but et de faire pression sur les syndicats,pour leur faire accepter leur "plan de restructuration".Ce n'est qu'une manoeuvre pour organiser une fuite des capitaux car il savent très que le système est en train se s’effondrer .Que fait notre gouvernement: il sourit comme si c’était une bonne nouvelle. (Mohamed Darrasi).

      25-10-2012 14:16 | Répondre

    • de DELPATURE Philippe Après Ford GENK, voici DUFERCO.....et ensuite.....à qui le tour? C'est toujours depuis des lustres les travailleurs qui paient...au profit de la rentabilité,de l'enrichissement des patrons, des actionnaires, des Administrateurs??? Quand va-t-on réaliser qu'il faut arrêter le massacre? Faudra-t-il un bain de sang pour se faire entendre? Que fait notre gouvernement? Il rencontre ces patrons et après....Ils n'ont quand même pas le pouvoir de les freiner dans leurs licenciements, délocalisations....et sans rentrées financières, taxes, impositions...l'Etat n'aura plus le loisir de faire grand chose.....Le Peuple devra, si aucune solution ne se dégage, bientôt mettre la moitié de son salaire pour combler le déficit! Arrêtons les frais, réagissons positivement dans un premier temps puis sans réaction concrète...Agissons!!!

      25-10-2012 13:33 | Répondre

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