Chaque année, la commune paye les funérailles de 10 à 20 habitants, dont certains décèdent de manière complètement isolée. Et comme dans d'autres communes de Bruxelles, quand il n'y a personne pour financer l'enterrement ni pour être là, il n'y aucune cérémonie.
L'échevine de l'Etat civil, Claire Vandevivere évoque ces personnes. "Parfois, ce sont des personnes qui ont des moyens mais qui sont tout à fait isolées ou en rupture totale avec la famille. Et donc, ils se retrouvent enterrés sans aucun accompagnement."
Il y aussi le cas des personnes dont on ne retrouve pas assez vite la famille. "Nous laissons toujours un délai pour que des proches ou des connaissances puissent se manifester s’ils n’entendent plus parler de la personne disparue. Cela peut arriver. Mais après un certain moment, nous devons les enterrer. Il arrive donc que des gens apprennent par après qu’il y a eu enterrement. Et donc, si nous pouvions leur dire que nous lui avons dit ce dernier adieu, je crois que la douleur sera atténuée."
Un dernier adieu que peu de communes donnent à Bruxelles. Mais ce n'est pas pour autant une première. Dans la région, c'est à Bruxelles-ville qu'il y a le plus de décès de personnes indigentes et isolées. Et la Ville collabore avec deux associations pour humaniser l'adieu à ces habitants, retrouver leurs proches, organiser une cérémonie: l'association pour l'inhumation et la crémation, et le collectif Morts de la rue.
Myriam Baele




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