A l'école Xhovémont, à Liège, les enfants ont évoqué la cyberdépendance à partir d'un scénario qu'ils ont eux-mêmes rédigé. Et ils se sont interrogés sur leur rapport aux jeux vidéo. Si certains reconnaissent qu'ils aiment bien jouer, ils ne se sentent toutefois pas des accros acharnés aux jeux vidéo. C'est le cas d'Aï-Noa, d'Alice et d'Antoine. En moyenne, ils en consomment entre 1h et 1h1/2 par jour.
Catherine Méan, institutrice à l'école communale Xhovémont, de Liège, a abordé ce thème qu'elle ne connaissait pas, à partir de discussions et de questionnaires avec tous les enfants: "Ce sont les enfants qui ont mené ce projet. Ils savaient que moi, je n'y connaissais rien. J'ai donc proposé des pistes de réflexion, des pistes de débat sur ce que peut entraîner une assuétude aux jeux vidéo au niveau de la vie sociale. Qu'est-ce qu'on peut devenir si on s'isole complètement, si on n'a plus de vie sociale? Et là, il sont poussé la réflexion assez loin".
"C'est presque pour tous un problème difficile à gérer" explique Antoine Boucher, de l’ASBL Infor-Drogues. "C'est difficile d'arrêter, c'est difficile de ne pas recommencer une partie, de gérer son temps de jeu imposé par les parents".
Pour savoir comment aborder les jeux vidéo en classe, une brochure de questions-réponses est désormais disponible.
A. Delaunois




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