Internet mobile: quelle différence entre la 3G et la 4G?

Actuellement, Bruxelles ne permet pas l’installation d’un réseau 4G (illustration).
Actuellement, Bruxelles ne permet pas l’installation d’un réseau 4G (illustration). - © Belga
Rédaction RTBF

La Belgique se prépare à accueillir la technologie 4G pour ses téléphones mobiles connectés à Internet. 2G, 3G, 4G… Tout cela paraît bien compliqué. Le "G" signifie génération. La 2G permet de téléphoner, mais la 3G et la 4G permettent de se connecter à l'Internet avec son téléphone. Mais quelle différence entre les deux ?

Un simple petit test pour bien comprendre la différence entre les deux : on lance la même vidéo Youtube avec deux Smartphones, l'un en 4G et l'autre en 3G. La vidéo est lancée directement avec la 4G, en haute définition. Pour la 3G, il faut attendre deux à trois secondes de plus avant qu’elle ne démarre à son tour.

Sur papier, la 4G est dix fois plus rapide que son prédécesseur. Elle peut même dépasser facilement la vitesse d'Internet que vous avez, chez vous, le tout sur votre téléphone. "Il y a de plus en plus de demandes – de la part des utilisateurs – pour l’Internet mobile", déclare Haroun Fenaux (porte-parole de Proximus).

Et plus particulièrement des jeunes utilisateurs. Ceux qui se connectent. Car oui, 70 à 80% des Belges n'ont pas encore un téléphone assez moderne. Surtout que pour avoir un appareil compatible 4G, il faut débourser entre 400 et 800€. A moins de passer par la vente couplée. Des téléphones pour quasi rien, mais qui vous obligent à prendre un abonnement chez un opérateur. "On n’est pas habitué depuis longtemps en Belgique d’avoir de la vente couplée. Les gens ont donc attendu que les prix diminuent."

Ce qui n’est pas tout à fait vrai, la vente couplée ne décolle pas en Belgique. Du coup, la 2G et la 3G ont encore un bel avenir. Car si la 3G est plus lente, les appareils sont moins chers. La 4G sera là surtout pour les passionnés et les hyper connectés.

Précisons que l'installation de la 4G pose encore certains problèmes. Surtout à Bruxelles où les normes de sécurité très strictes empêchent l'installation d'un réseau 4G. Cette technologie s'installe donc dans 17 villes belges, mais pas encore dans la capitale, où les négociations sont toujours en cours avec le gouvernement bruxellois et les opérateurs.

Joan Rouls


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