Ils devaient présenter leur carte d'identité aux forces de l'ordre qui assurent le périmètre de sécurité et, ensuite, quitter une nouvelle fois les lieux.
Cette décision a été prise par le bourgmestre Charles Pâquet après qu'une réunion a été organisée lundi à 15h00 entre 150 riverains et les autorités communales d'Yvoir, à l'initiative d'un avocat mais également riverain, Me Luc Balleux.
Les riverains déplorent un manque de communication de la SNCB alors qu'ils aimeraient avoir davantage d'informations quant à un éventuel retour à leur domicile. "Nous avons mandaté un avocat afin d'aller en justice au civil contre le groupe SNCB, notamment pour pallier les pertes financières des commerçants qui se trouvent dans le périmètre de sécurité. Nous ne faisons aucune distinction entre les différentes entreprises indépendantes de la SNCB", a confirmé Luc Balleux.
Du côté de la SNCB, on explique que seul B-logistics est responsable de la mauvaise communication. "Nous sommes deux sociétés juridiques différentes", explique le directeur de la communication.
Les travaux de déblaiement se poursuivent
La moitié des poutres de fer qui bloquent actuellement la citerne contenant le disulfure de carbone, à la suite de l'accident impliquant deux trains de marchandises à Godinne (Yvoir), a été dégagée à l'aide d'une grue par les services de secours. L'autre moitié des poutres doit cependant encore être déplacée. "En termes de délais, on ne doit plus parler en heures mais en jours", explique Marc Lebrun, de l'administration communale d'Yvoir.
Depuis dimanche matin, les opérations de pompage du disulfure de carbone ont été arrêtées. Les services de secours n'arrivent pas à pomper les 7000 litres de liquide restants, en raison de la position oblique de la citerne. Les équipes de secours ont tout tenté dimanche pour détacher la citerne de son socle, mais elles n'y sont pas parvenues. Il a donc été décidé de déblayer tout autour du wagon et de ne plus toucher à la citerne concernée pour l'instant.
Ces contretemps occasionnent également des perturbations pour les élèves des environs. L'école maternelle et primaire de Godinne, le Collège St-Paul et l'académie de musique seront fermés jusqu'au vendredi 18 mai inclus. Une garderie est toutefois assurée à la salle du Maka, à Yvoir, pour les élèves de l'école maternelle et primaire ce mardi de 07h00 à 18h30 et ce mercredi de 07h00 à midi. Un accueil extrascolaire est également prévu mercredi après-midi, jusqu'à 18h00.
La grogne monte
Ce que les riverains reprochent surtout c'est qu'on laisse l'espoir d'un retour rapide. Espoir à chaque fois déçu. Rappelez-vous au début, le retour était prévu pour samedi midi, puis dimanche matin, puis dimanche soir… Nous sommes aujourd’hui mardi matin et les habitants ne sont toujours pas rentrés chez eux.
Ils veulent comprendre pourquoi ce retour est à chaque fois postposé. C’est la raison pour laquelle lundi, pour la première fois, la presse a été invitée à visiter le chantier. Histoire de montrer clairement la complexité des travaux.
Mais cela n'a pas empêché certains riverains d'aller plus loin. Ils demandent des comptes aux responsables des chemins de fers. Une démarche collective de certains riverains se constitue. Une réunion a eu lieu hier à l'initiative de Luc Balleux, un avocat bien connu sur la place dinantaise. Ses bureaux sont dans la zone de l'accident. Il subit donc directement la situation.
Nathalie Cambié possède une librairie située juste dans le périmètre de sécurité. Elle a dû arrêter ses activités dès vendredi midi. "C’est un commerce que j’ai repris au mois d’octobre, c’est donc un commerce qui démarre. On est sans nouvelle, sans rien. Mes fournisseurs, forcément, me demandent d’honorer mes factures. Et nous, on ne sait pas où l’on va. J’ai été ce (lundi) matin à la commune, mais je n’en sais pas plus. Je veux que le responsable de tout ceci paye un dédommagement, et nous rembourse nos pertes. Car lorsque je rouvrirai, la moitié de mon magasin ira à la poubelle, puisque j’ai aussi un petit snack."
La SNCB présente ses excuses
Pointé du doigt, cette fois le groupe SNCB - ses filiales Infrabel et B-Logistics – est sorti de son mutisme. Mises en cause lundi après-midi via le groupe SNCB, ses filiales ne pouvaient pas rester sans réaction. Des excuses ont été adressées aux riverains ; elles arrivent sous la pression des événements. Il en va de même pour le numéro spécial mis en place par le groupe SNCB. Des initiatives fort tardives…
Patrick Michalle, Belga




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de eole5 YEN A MARRE DE CETTE SNCB QUI SE FOUT DES BELGES;Il n'y a plus rien qui va chez eux. Evitez de prendre le train , danger de mort aujourd hui
15-05-2012 09:10 |
de un mortel Evite aussi la voiture, alors, le danger y est bien plus grand ! Dangereux aussi le vélo, la moto et la natation. Evite de vivre aussi, tu risques de mourir un jour ...
16-05-2012 10:55 |
de Kris Bonjour, C'est tout de même incroyable que l'on en arrive à la justice. N'y a-t-il plus de tolérance dans ce monde? Pourquoi ne pas attaquer les pompiers qui ne sont pas assez rapide aux goûts de certains? Pourquoi ne pas demander la démission du bourgmestre qui n'a pas su agir? La SNCB est un groupe ferroviaire, nous savons tous que c'est une opportunité (encore d'avenir) en terme écologique, logistique et économique pour notre pays et la dénigrer en permanence n'est pas une solution idéale à son développement. Je comprends que les riverains soient mécontents, mais un bouleversement de quelques jours dans leur vie nécessite-il qu'il faille utiliser les grands moyens pour tenter de déstabiliser la société qui a éprouvé déjà avec cet accident un revers non négligeable? Imaginez que vous soyez responsable d'un événement ayant conduit aux désagréments de cet ordre pour une population, aimeriez-vous voir le monde se soulever contre vous?
15-05-2012 08:56 |
de Greg @ Kris, le problème n'est pas uniquement le problème de communication. Je suis habitant de Godinne et mon fils était présent dans une des classes de l'école communale lorsque l'incident s'est produit. Il suffit de regarder les images pour s'imaginer la catastrophe qui a pu être évitée !! En off, on nous a dit que l'on avait évité une catastrophe type Ghislenghien. Bref, beaucoup de Godinnois ont leur(s) enfant(s) également dans les deux écoles du village. Nous avons tous été choqués par ce qui est arrivé. Si l'on reprend également les propos de F.Bellot, ancien président de la commission Buizingen, c'était une aberration de mettre les wagons problématiques à la fin du convoi. Quid de ce qui s'est réellement passé ? Pq une ligne où passent en moyenne 2 trains seveso par semaine n'est pas équipée du système de freinage automatique ??? Bcp de questions sans réponse ....
15-05-2012 11:27 |
de alex Je viens d'assister à la présentation de l'accident du train de marchandises de Godinne. Le contenu de celui-ci était lamentable. Comment peut on analyser un fait divers sous cette angle ? Interroger des citoyens à propos de leurs sous-vêtements revet d'un voyeurisme sans intêret pour un média de service public. Il est temps que la RTBF soit attentive au contenu de ses émissions. Bav
14-05-2012 20:14 |